Autobiographie

    De Wiki Maria Valtorta
    Autobiographie
    Autobiographie.jpg Page de couverture - CEV - 2021
    Détails de l'œuvre
    Auteur Maria Valtorta
    Rédaction De fin février à la mi-avril 1943
    Pages 550
    Première édition en italien
    Titre Autobiografia
    Parution 1969
    Éditeur Tipografia editrice E. Pisani
    Traduction française 1re édition
    Titre Autobiographie
    Traducteur Alain Sauret
    Parution 1993
    Éditeur Centro Editoriale Valtortiano
    2e édition
    Parution 2021
    Éditeur Centro Editoriale Valtortiano
    ISBN 978-8879873567

    En avril 1943, Maria Valtorta, alors âgée de 46 ans et alitée depuis 9 ans, termine en deux mois et demi le récit de sa vie, à la demande de son confesseur.

    La tenue d'un journal ou le récit autobiographique est un acte relativement courant chez les mystiques et nous fait entrer au cœur de leur spiritualité. C'est ce qui se passe avec celle de Maria Valtorta. C'est sa première œuvre si on excepte Cuore di una donna (coeur de femme), un manuscrit brûlé sur demande de Jésus. Cette autobiographie raconte son chemin spirituel et inaugure la série ultérieure des visions et dictées.

    Le Bienheureux Allegra disait de cet ouvrage :
    "L’Autobiographie de Maria Valtorta se détache des œuvres similaires, même celles écrites par des saints. Elle est puissante et originale… C’est en outre un livre dramatique, parce que le drame ressort des choses et des faits : Il naît, dirais-je, dans le caractère de sa mère, qui malheureusement n’avait rien ou presque du cœur d’une épouse et d’une mère… Style vigoureux et très vivace, foisonnant et coloré, qui peut-être dépasse celui de l'Évangile tel qu'il m'a été révélé. Des pages riches de pensées et de profondeurs psychologiques, qui nous aident à comprendre la physionomie spirituelle de la porte-parole de Jésus : Maria Valtorta[1]."

    Son contenu[modifier | modifier le wikicode]

    Introduction[modifier | modifier le wikicode]

    “Et l’homme s’éveille à la souffrance comme dans leurs vols les aigles recherchent l’altitude”. (Job 5,7)

    Quel titre donner à cette histoire vraie ? Le titre d’une fleur. Mais quelle fleur choisir ? À la saison de ma naissance, l’aubépine entache de neige vivante les buissons jusqu’alors dépouillés. Ses petites fleurs, candides comme des plumes de colombe perdues en plein vol, caressent les épines rouge brun de ses branches. Dans certains coins d’Italie, on donne à l’aubépine sauvage le nom d’Épine du Christ et l’on prétend que la couronne d’épine du Rédempteur était formée de quelques-unes de ses branches qui, tandis qu’elles torturèrent alors la chair du Sauveur, accueillent aujourd’hui des nids qui résonnent à nouveau de chuchotement et d’amour.

    Aux pieds de l’aubépine, fleur de carême dans ses vêtements et chrétienne dans sa simplicité, sent la douce violette... Une odeur plus qu’une fleur... odeur légère, et pourtant pénétrante d’une fleur toute simple, et cependant tenace qui accepte tout à condition de vivre et de fleurir.

    J’aimerais donner au récit de cette vie le nom de l’une de ces deux fleurs, en particulier celui de la violette[2] qui vit dans l’ombre mais qui sait que sur elle resplendit le soleil qui lui donne sa vie et sa chaleur. Elle le sait même quand elle ne le voit pas. Elle, de son côté, embaume, exhalant tout son être en un encens d’amour, pour lui dire merci. Moi aussi, même si je semble avoir été oubliée par le Soleil éternel, je sais — et l’âme ne dévoile pas son royal secret — que Lui, mon Soleil, veille sur moi, et de tout mon être j’exhale mon cœur vers Lui pour lui dire merci de m’avoir aimée ![3]"

    Conclusion[modifier | modifier le wikicode]

    "Je suis arrivée à cette rive après bien des souffrances. Mais si la souffrance a été la rame et la voile qui m’ont permis d’arriver plus vite jusqu’à toi, mon Dieu, qui es Paix, Miséricorde, Amour, alors, encore une fois, bénie soit la souffrance! Et si à cause de la souffrance, moi qui ne suis rien je suis devenue quelqu’un à tes yeux, mon Dieu, que tu sois béni encore une fois pour la souffrance que tu m’as donnée comme ton plus beau cadeau.

    Mon âme te loue, ô Seigneur, et exulte en toi qui as voulu poser un regard bienveillant sur le rien que je suis et en faire un instrument de bien pour d’autres riens semblables à moi. Que tu sois béni, Seigneur, mon Sauveur, qui m’as libérée de tous mes ennemis, m’as recouverte de ta miséricorde, m’as nourrie de ton amour, m’as soutenue, pardonnée, instruite, consolée, car tu t’es fait mon ami et mon parent, mon maître et mon médecin.

    Tu m’as concédé de te connaître pour ce que véritablement tu es, seul vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ, et pour cette grâce je désire te dire merci, de tous les battements de mon cœur et pour toute l’éternité, mais cela ne sera jamais assez, car te connaître et t’aimer, ô Dieu, est un tel bien qu’il n’existe pas de gratitude adéquate.

    Tu m’as permis de parler de toi à un grand nombre de créatures que tu m’as confiées, et à cause de cela aussi; merci mon Dieu! Pour ces personnes, pour tous ceux que j’ai aimés, connus, conduits, et qui ont avec moi des liens de sang ou de simple fraternité humaine, j’ai prié et souffert, ô Dieu, pour que tous puissent entrer là où, confiant en ta miséricorde, j’ai foi d’entrer dans ton royaume éternel. Même maintenant, tandis que je meurs, je prie pour eux et une fois encore je t’offre ma vie. Toi, Père, préserve-les du danger de te perdre, toi qui es l’unique vrai bien. Je te prie pour eux, Seigneur, et pour toutes les pauvres âmes qui ne savent pas où se trouve la voie sûre, la voie véritable, la lumière qui ne meurt jamais.

    Oh! Seigneur, je voudrais avoir des milliers et des milliers de vies pour toutes te les offrir, Père saint, comme un bouquet d’holocaustes en faveur du bien du monde.

    Tu le vois, ô Père, que c’est là un cri qui monte du fond de mon esprit et qui monte comme un encens et une flèche jusqu’aux pieds de ton trône, ô mon Dieu. Ne regarde pas, ô Seigneur, la bassesse de ta servante, mais regarde son désir de t’aimer, regarde sa générosité de souffrir pour être une graine de bien dans les cœurs devenus stériles. Multiplie les battements de mon cœur et à chaque battement ajoute une souffrance et, avec la souffrance, la force de souffrir. C’est à toi, Père saint, que je demande cette force, que toi seul peux donner à nous, misérables créatures.

    Et à cause de mon sacrifice caché de chaque instant, ô Père, donne-moi des foules d’âmes à t’offrir. Fais-les avancer et moi aussi dans la lumière, dans ta lumière, et, lorsque pour nous le temps sera accompli, ouvre-nous, ô Dieu, les portes de ton royaume et les portes de ton cœur en sorte que pour l’éternité on se délecte de toi, tout puissant, éternel, et Dieu trine[4]."

    Sommaire de l'ouvrage[modifier | modifier le wikicode]

    P. 15 - "Et l'homme s'éveille à la souffrance comme dans leurs vols les aigles recherchent l'altitude" (Jb 5,7). C'est une histoire vraie qui pourrait porter le nom de la violette.

    Première partie[modifier | modifier le wikicode]

    P. 17 - " ... C'est pourquoi, je te le dis, ses péchés, ses nombreux péchés lut sont remis, puisqu'elle a montré beaucoup d'amour. Mais celui à qui on remet peu montre peu d'amour », (Luc 7,47-48). Pourquoi et comment raconte-t-elle sa vie - La naissance à Caserte et la nourrice - Traits de caractère - Déménagement à Faenza lorsqu’elle a dix-huit mois - Rapport avec ses parents - Mort du grand-père maternel - Déménagement à Milan au mois de septembre 1901.

    P. 31 - Première rencontre.

    A l'école maternelle à quatre ans et demi, chez les Ursulines de la rue Lanzone à Milan - Première rencontre avec Dieu et désir de devenir comme lui, crucifiée par amour - Atteinte de coqueluche, elle doit quitter l'école des Ursulines.

    P. 36 - Ma Pentecôte

    Chez les Marcellines au mois d'octobre 1904 - Succès aux examens, vices et vertus - La foire des que-beaux-que-beaux sur la place Saint-Ambroise à Milan - Le devoir et l'amour - Mort de Ia grand-mère maternelle - Première confession le 18 mars 1904 - Préparation à la confirmation, célébrée par le cardinal Ferrari, le 30 mai 1905.

    P. 53 - Les hommes qui furent mes amis

    Les amis de son père, officiers et soldats, et quelques autres, notamment les domestiques - Episode de Ia collégienne troublée. Respect des innocents. Lente mais progressive réponse à l'appel de Dieu.

    P. 65 - Mes amies les choses

    Familiarité avec les animaux - Amour des fleurs, de la nature, et de l'art.

    Deuxième partie[modifier | modifier le wikicode]

    P. 71 - "Ceux qui pleurent sont ceux qui savent" (Ruysbroeck) C)est pendant le carême qu'elle a connu les principaux événements qui ont marqué sa vie - Chez elle, amour et souffrance sont liés.

    P. 72 - La souffrance de Papa

    Le père est trahi par un collègue qui lui vole le brevet d’une nouvelle arme – Le père est démoli par le caractère agité de son épouse, qui lui fait continuellement des scènes de ménage – Elle ne peut pas pardonner parce qu’elle ne peut oublier le mal qui a été fait à son père.

    P. 83 - Voghera

    Déménagement à Voghera au mois de septembre 1907 – Passage à l’école communale avec d’excellents résultats et vie au milieu de la nature – Elle fréquente le cours de français chez les Sœurs Adoratrices du Très‑Saint‑Sacrement, qui la remettent en contact avec Dieu – La première communion à Casteggio, le premier dimanche d’octobre 1908 – Jésus reprend son Œuvre de séduction en elle – Le frère de sa mère rentre de France ; l’histoire de sa vie – Elle entre en cours complémentaire (équivalent des classes de cinquième, quatrième et troisième) où elle subit les brimades d’une directrice injuste, tandis qu’à la maison, la présence de l’oncle malade entraîne son entrée au collège.

    P. 97 - Au collège

    Elle entre au collège le 4 mars 1909, brisée intérieurement mais fière face à une décision injuste – Les premiers jours au Collège Bianconi de Monza, avec des religieuses gentilles et des camarades affectueuses. Premiers succès à l’école, sauf en mathématique – La visite de ses parents, dix jours plus tard. Une souffrance endurée avec dignité – Les différentes façons humaines de souffrir et le caractère du “ Valtortino ” – La vie bien réglée du collège, où elle se trouve à son aise et bien acceptée – Les études faites au collège.

    P. 116 - “ … Dont est sûr seulement celui qui a une foi ferme dans le Christ ”.

    Au collège son âme se retourne à nouveau vers Dieu – La pratique religieuse au collège – Reprise du dialogue avec Jésus qui l’instruit – Ses lectures au collège et premier contact avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus – Premiers vœux et premières offrandes dans le désir d’identification avec Jésus – Dévotions de piété mariale – Elle dort avec un crucifix – Ses petites souffrances humaines au collège – La grande souffrance pour la maladie de son père – Les chutes qui commencent à occasionner des lésions à sa colonne vertébrale. Prémonitions durant le sommeil – Ses douleurs vertébrales, démenties par une visite médicale, et la dernière année de collège.

    P. 139 - “ Je te bénis, Père, parce que tu as caché ces choses aux sages et que tu les as révélées aux petits ” (Mt 11,25 ; Lc 10,21).

    Les derniers exercices spirituels au collège, en novembre 1912 ; les différentes réactions des collégiennes. Théorie sur l’indulgence plénière de l’amour. Eclairage révélateur sur son avenir, où elle aurait offert à Dieu non pas un amour innocent mais un amour pénitent, à l’exemple de Marie-Madeleine, et le martyre secret du cœur – Sa vocation devra se réaliser dans le monde et non pas dans le cloître – C’est avec un cœur déchiré qu’elle quitte le collège, le 23 février 1913 – Voici que commence pour elle la dure épreuve de vivre avec sa terrible maman.

    Troisième partie[modifier | modifier le wikicode]

    P. 161 - Florence

    La reconnaissance d’une âme qui a été pardonnée et sauvée par Dieu est certes supérieure à celle d’une âme qui a été préservée du mal – Arrivée à Florence au mois de mars 1913 ; nouvelle habitation, visites de la ville, rythme quotidien, courageuses dévotions, trouble dû à une mauvaise amitié – Les autres locataires de l’édifice et la famille de Mario – La rencontre avec Robert. Echanges d’amour silencieux. Colère démolissante et profanatrice de sa maman – Sa transformation en Dieu tout au long de cette situation qui est si malheureuse, qu’elle suscite en elle le désir de mourir – Les soins de Mario qui est comme un frère – Sous l’influence de Dante, elle découvre la vocation d’amener les autres au bien par l’exemple personnel – Elle recule sur le chemin du bien jusqu’à glisser vers le désespoir, qui est la plus triste des misères, et éprouve la tentation de la chair et celle du suicide – La nouvelle de la mort à la guerre de Roberto, qui restera pour toujours son seul amour de femme, et son cheminement vers Dieu après les expériences humaines – Importance des rêves, récit du rêve le plus important de sa vie, au cours duquel Jésus l’absout et la bénit, et sa conséquence bénéfique sur les tentations. Lors d’une réponse au père Migliorini elle clarifie les concepts de pardon et de jugement. Elle montre l’amour qu’elle porte à sa mère. Elle parle de l’amour dû aux animaux – Elle voit Jésus, mais elle est privée de tout réconfort humain.

    P. 209 - Ma cousine et mon oncle

    Avec la cousine Giuseppina et ses deux petits cousins, qu’elle reçoit à Viareggio – Les présences invisibles dans la maison de la rue Humbert Ier à Viareggio, où on avait pratiqué des séances de spiritisme – A Florence au mois de novembre 1917, elle devient infirmière samaritaine ; ses journées à l’hôpital militaire et le soin des blessés – La cousine et l’oncle s’en vont après une dispute avec la maman – Le retour de Mario, attentionné et pieux, l’entraîne à nouveau vers Dieu, mais il commence à la regarder avec des yeux différents – Son caractère est passionnel, ou plutôt passionné, mais pas sensuel – Elle s’efforce de persuader Mario à renoncer à l’idée du mariage, en raison également de l’interdiction maternelle – Mario se rend compte de ses pénitences et la pousse à fréquenter davantage les sacrements – Après avoir attrappé l’“ espagnole ” avec sa mère, elle offre sa propre vie pour que dure la paix qui a été signée le 4 novembre 1918.

    P. 231 - 1919

    Elle voit sa santé péricliter, elle désire sortir du monde et doit abandonner le service hospitalier – La cousine Clotilde arrive à Florence. Elle se rend avec elle à Turin puis à Monza – Elle rentre toute heureuse au collège, où elle est reçue avec froideur et s’y trouve pratiquement rejetée – De nouveaux traits de souffrance la poussent vers Dieu – La demande explicite en mariage de la part de Mario est rejetée par sa mère. Elle accède à cette demande après avoir parlé avec le Colonel et pris conseil auprès de trois personnes – Sa prière est encore très humaine. Visite de Mario qui se comporte comme son fiancé – Le 17 mars 1920 elle est frappée violemment aux reins et souffre terriblement pendant trois mois, mais elle se résigne à mourir car elle met sa confiance en la miséricorde de Dieu. C’est une résignation qu’elle considère aujourd’hui comme dépassée et englobée en un amour total à Dieu – Par un stratagème la maman provoque l’interruption de tout contact avec Mario et l’amène à Montecatini jusqu’au départ pour Reggio de Calabre en septembre –

    P. 260 - La Calabre

    A Reggio de Calabre, où elle arrive le 10 octobre 1920, et où elle est accueillie dans les hôtels de ses cousins, elle se plonge dans le merveilleux décor de la nature locale, mais elle pense à Mario. Elle est assaillie de regrets et se réfugie en Dieu – Les cousins et leurs difficultés à l’égard de la maman – Les livres de Clotilde et le grand bénéfice qu’elle tire de la lecture du roman Le Saint de Fogazzaro, qui la pousse dans l’océan de la miséricorde divine – L’obstination du père. Le retour des parents à Florence. La carte postale de Mario – Tandis que sa santé physique se dégrade, elle voit se renforcer sa vie psychique au point de sentir l’union qui la lie à Mario. Elle reçoit une lettre de la tante de Mario – La joie insoutenable due à la visite de Mario et leur projet de mariage – Elle écrit la nouvelle à sa maman, qui réagit avec violence, puis agit avec fourberie, et parvient à casser les fiançailles – Arrivée d’un officier de marine qui rapporte par hasard la déchéance de Mario – La douleur provoquée par la trahison de Mario et le souvenir de ses lettres – Son amour envers Dieu grandit et se rallume en elle la ferveur à l’égard de saint François, mais une certaine pudeur l’empêche d’entrer immédiatement dans le tiers ordre franciscain, car elle préfère prendre le temps de préparer son âme, où le Christ ne cesse de semer, jusqu’à vivre lui‑même en elle.

    P. 291 - Retour à Florence

    Obligée de quitter la paix de Reggio de Calabre, où elle a retrouvé une santé florissante, elle rentre chez ses parents à Florence le 2 août 1922 – Elle affronte à nouveau les procédés de sa maman qui tente cette fois de l’envoyer travailler, mais sa santé recommence à s’altérer – Rencontre fortuite avec Mario, qui est dans un état lamentable. Elle lui cherche intérieurement des excuses – Son cheminement vers Dieu, insensible aux objections maternelles, et l’heureuse découverte de l’Evangile selon saint Luc l’amènent aux douces visions et à une entrée définitive dans le surnaturel.

    Quatrième partie[modifier | modifier le wikicode]

    P. 303 - “ S’offrir à l’Amour, c’est s’offrir à toutes les souffrances ” (St. Thérèse de l’enfant Jésus).

    Différence entre l’amour humain et l’amour divin. Tactique de Jésus pour prendre possession d’elle. Bénie soit la souffrance qui lui a procuré la paix – Imperfections de sa première offrande de 1923 – Après avoir conquis l’âme d’une dame âgée, son esprit s’ouvre à un programme de pénitence et elle court le risque d’être considérée comme folle par sa famille – Déménagement à Viareggio au mois de septembre 1924.

    P. 310 - “ Vivre un acte de parfait amour ” (St. Thérèse de l’enfant Jésus).

    S’offrir à l’amour c’est s’offrir à la souffrance, selon l’enseignement de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus – La vie nouvelle menée à Viareggio et la grâce d’avoir la maison qu’elle avait désirée – Après avoir lu l’Histoire d’une âme de la petite sainte Thérèse elle formule l’acte d’offrande à l’Amour miséricordieux, imitant Marie‑Madeleine dans son impulsivité. Elle sent grandir en elle le désir de se sacrifier par amour, goûtant la joie d’être victime – Jésus agit en elle – Elle désire entrer dans la compagnie de Saint‑Paul, mais elle en est empêchée par son état de santé, toujours plus contrariée par les lourdes tâches à la maison et l’égoïsme de sa maman, dont elle doit soigner les maux imaginaires. Elle doit donc se contenter des miettes d’un apostolat caché, mais riche d’amour – Elle veut entrer dans l’Action Catholique mais elle est repoussée – Le dimanche des Rameaux de 1927, elle répond par le sacrifice de l’amour propre à l’ingratitude d’une famille dont elle a soigné le jeune fils qui risquait de perdre la vie, et elle est récompensée par le Seigneur dans un bain d’amour qui la libère des restes de son humanité, la plongeant dans une soif d’immolation – Elle décide d’entrer dans le tiers ordre franciscain – A Crémone, en 1929, elle apprend l’existence de l’Action Catholique dans sa paroisse et voit s’accentuer ses troubles cardiaques – La valeur du sacrifice pour l’âme généreuse et l’importance qu’elle lui accorde sont une certitude qui adoucit toute souffrance et toute contrariété – Enfin elle est accueillie dans l’Action Catholique, où elle recueille les premiers succès comme déléguée culturelle pour les jeunes filles.

    P. 334 - Été 1930.

    Son culte pour la Passion du Seigneur et pour la sainte Trinité, et tout spécialement envers la première et la troisième Personne – La souffrance terrible éprouvée le vendredi saint de l’année 1930 – Un pensionnaire, de passage chez elle, pratique le spiritisme ; elle le perçoit à distance et le combat avec le crucifix.

    P. 309 - “ Je veux que tu deviennes Victime de la Justice divine en plus du soulagement de mon Amour. ”

    Elle fait la connaissance de Benigna Consolata Ferrero – Elle prononce les trois voeux, surmontant les obstacles que lui présente un prêtre (et elle parle des prêtres qui ne sont pas saints) et sa maman qui fait à son sujet des projets absurdes de mariage – Son habitude de faire des méditations écrites. Son rôle d’assistante ecclésiastique de l’Action Caholique et les oppositions qu’elle endure. La valeur inestimable qu’elle accorde à l’Evangile – Elle approfondit la connaissance de Sœur Benigna et découvre qu’elle a de grandes affinités avec elle, de même qu’avec la petite sainte Thérèse – Elle se prépare à sa seconde offrande avec quelques craintes et fait pénitence, mais elle sent que Dieu a besoin d’elle – Opposition des dirigeantes de l’Association de l’Action Catholique, où elle tient des conférences qui connaissent un succès croissant – Avertissement prémonitoire d’un danger et sa proposition — qui est rejetée — d’inviter au sacrifice les adhérentes à l’Association – L’agitation qui suit la suppression des cercles de l’Action Catholique – Peu de jours après avoir enduré une agonie de sang, avec des avertissements prémonitoires sur de futurs événements, le 1er juillet 1931, elle formule son offrande à la Justice divine, et devient “ Maria de la Croix ”.

    P. 374 - “ Je dois encore recevoir un baptême, et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit consommé ! ” (Lc 12,50)

    Voilà que commence pour elle l’heure du Gethsémani qui durera dix ans ; elle perçoit l’arrivée d’une tragédie future, son état de santé s’aggrave, elle endure des brimades en famille et des convoitises dans l’Association, elle souffre de l’absence du réconfort divin, de l’incompréhension de médecins et de prêtres – Le 4 janvier 1932 elle se sent mal par risque d’asphyxie et voit son ange gardien, puis elle va tenir normalement sa conférence au cercle de l’Association.

    Cinquième partie[modifier | modifier le wikicode]

    P. 385 - “ Lorsque je serai élevé de terre, j’attirerai tout le monde à moi. ” (Jn 12,32)

    Elle joue un rôle de “ maman ” pour les jeunes associées de l’Action Catholique et connaît l’art de comprendre les cœurs. Les injustices qu’elle endure de la part des dirigeantes. Le sacrifice de son amour propre – La maman de Marta Diciotti et la rencontre de Gemma Galgani – Elle ouvre une parenthèse pour répondre au père Migliorini ; à propos des âmes pénitentes qui soutiennent les prêtres, à propos de l’action de Jésus qui a rempli son âme de sa présence évitant ainsi les assauts du mal, à propos de la souffrance comme épreuve voulue par Dieu et de la paix qui en découle, à propos de l’abandon de Dieu – Souffrance qu’éprouve Jésus devant la défection des âmes – Rêves et avertissements prémonitoires sur la situation présente – Lorsqu’elle fait sa conférence sur sainte Jeanne d’Arc elle se sent très mal et doit être raccompagnée à la maison où elle subit différentes brimades, mais elle comprend qu’elle s’achemine vers la paralysie et que puisque son amour a grandi elle est appelée à souffrir davantage – La dernière messe à laquelle elle assiste à l’église, suivi d’un long jeûne eucharistique – Amour et nostalgie de la nature – Le 4 janvier 1933 commence sa vie de cloîtrée, voulue par son désir d’immolation et réconfortée par les promesses du Seigneur – Elle commence à recevoir des visites puis, après d’autres contrariétés et des traitements erronés, le premier avril 1934, elle est complètement paralysée – Période d’intense transport d’amour – Statue du crucifix qui reste dans sa chambre pendant tout le carême – Ses insistantes requêtes d’amour et de souffrance et le tourment déchirant enduré le vendredi saint 1934 la clouent sur la Croix.

    Sixième partie[modifier | modifier le wikicode]

    P. 431 - “ Qui aime sa vie la perd ; et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle. (…) Et que dire ? Père sauve‑moi de cette heure ! Mais c’est pour cela que je suis venu à cette heure ” (Jn 12,25.27)

    Les différentes réactions que l’on endure lorsque l’on devient complètement paralysé, l’attrait de la Communion des Saints, la joie avec laquelle elle accepte son infirmité – Tentations de croire ses prières inutiles et départ du médecin traitant – La mission confiante de la “ violette ” et de l’“ instrument ” – Le changement de médecin et les traitements erronés, la persécution démoniaque permise par Dieu comme preuve d’amour et le pacte d’offrir des agonies en échange d’âmes – Elle a une grave congestion et reçoit le viatique. Elle va très mal à cause de diagnostics contradictoires, mais trouve finalement le médecin qu’il fallait. Elle renonce à la guérison en faveur d’autres malades car sa mission est de souffrir – Une voix intérieure l’avertit sur tout ce qu’elle écrit – Sa maman, qui attrape une broncho‑pneumonie, fait constamment preuve d’intolérance et tourmente son mari dont les troubles physiques s’aggravent – Le 2 février 1935 apparaissent des symptômes de parésie, elle en est heureuse et formule un pacte solennel pour le rachat des âmes – Elle gagne providentiellement un prix – Elle devient zélatrice de la souffrance dans l’Apostolat de la Prière. Elle comprend certaines déviations des femmes malades, car elle endure des troubles dans la chair – Elle voit en rêve la maman de Marta Diciotti. Accueil de Marta à la maison – Elle donne des précisions sur son état à propos de sa maladie des ovaires et elle se prépare à parler d’un événement très douloureux.

    Septième partie[modifier | modifier le wikicode]

    P. 469 - La mort de mon Père

    Elle rappelle les derniers jours de la vie de son père, mort le 30 juin 1935 – Sa grande souffrance, qui est proche de la folie, et les réactions de sa maman – Les indiscrétions de deux demoiselles et les enquêtes sur Mario, dont elle a pourtant vu la mort en rêve – Les symptômes de paranoïa de sa maman et le testament de son papa – Le livre inachevé et la mixture dans la soupe.

    P. 492 - “ Donnez sans espoir de retour ” (Lc 6,35)

    Le bien qu’elle opère sans rien recevoir en retour, surtout à l’égard de sa maman qui éloigne les amis et n’aime pas sa fille – Elle prend sur elle la maladie d’une enfant mourante afin de sauver un père du désespoir – La charité qui recouvre les fautes. La souffrance offerte pour subvenir aux événements de la guerre. La grâce de petits réconforts donnés à l’humble violette qui aime les épines – Une période de terribles tentations qui ne sont pas toujours vaincues mais s’avèrent toujours utiles – Les petites fleurs sont les préférées de Dieu – Les heures du Gethsémani et l’office des victimes ; colloque avec le Christ crucifié – Une promesse de la part de la Désolée.

    P. 511 - 1940‑1942.

    Prières pour la paix et avertissements prémonitoires de la guerre – Les carences de l’assistance spirituelle – Correspondance avec le cousin spiritualiste et son “ message ” – Conduite amoureuse de Dieu qui, pour la faire progresser dans sa vie, a utilisé tous les moyens, même celui des autres religions qui possèdent toujours quelque reflet de la vraie religion – Fautes dans le domaine de la pureté, sensibilité au péché, nature de son amour envers Dieu – Visite béatifiante de l’Amour – L’apostolat dans la maladie. Le secret pour parvenir à s’identifier avec le Christ. L’esclavage d’amour et le don de soi – Nécessité et utilité des imperfections. Bonté de Dieu et confiance en lui – Encore à propos de la valeur irremplaçable de l’Evangile, surtout afin de pouvoir aimer la souffrance – Elle a réalisé le rêve mystique de sa jeunesse – La sincérité du récit de sa vie et le chant de son âme.

    Annexes[modifier | modifier le wikicode]

    P. 541 - À joindre à mon autobiographie

    P. 543 - Maria Valtorta et son œuvre

    Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

    1. Bienheureux Gabriele M. Allegra, Journal, 18 juin 1970.
    2. Maria Valtorta n’a pas encore eut sa vision du 22 avril 1943. La mention de la violette, qui la caractérisera, est prémonitoire.
    3. Autobiographie, p. 15.
    4. Autobiographie, p. 537-539.