Cardinal Antony Padiyara et Maria Valtorta

De Wiki Maria Valtorta
Cardinal Antony Padiyara

Né le 11 février 1921 et décédé le 23 mars 2000, le cardinal Antony Padiyara fût un archevêque majeur de l’Église syro-malabar du Kerala (Inde) et Père conciliaire. L’Église du Kerala est un lieu d’antique évangélisation : elle remonte à l’apôtre Thomas.

L'Église syro-malabar[modifier | modifier le wikicode]

C'est l'une des 23 Églises catholiques orientales, en pleine communion avec Rome, mais disposant d'une liturgie et d'une organisation propres, issue de leur histoire. Il en est ainsi de l'Église copte (Tradition alexandrine), maronite (Tradition syriaque), arménienne, Ukrainienne (Tradition byzantine), Syro-Malabar (Tradition chaldéenne). Dans cette Église, les prélats et les saints portent le nom de "Mar", mot araméen qui signifie "Seigneur" et que l'on retrouve dans l'expression "Maranatha" (Seigneur, viens !) qui conclut l'Apocalypse.

Ces Églises catholiques orientales sont dirigées par un Patriarche. La syro-malabar est dirigée par un Archevêque majeur qui en a les caractéristique à défaut du titre. C'est la fonction du cardinal Antony Padiyara qui s'exprime sur l'œuvre de Maria Valtorta.

Origine et développement[modifier | modifier le wikicode]

La tradition affirme que l’apôtre Thomas serait arrivé sur la côte du Malabar vers l’an 52 et aurait fondé plusieurs communautés chrétiennes. Même si les détails historiques sont difficiles à vérifier, il est certain qu’il existait dès les premiers siècles une communauté chrétienne organisée dans cette région, liée au commerce entre le Proche-Orient et l’Inde.

Ces chrétiens étaient en relation avec les Églises de langue syriaque de Mésopotamie, notamment l’Église de l’Orient. C’est de là qu’ils ont reçu leur liturgie, leur langue sacrée (le syriaque), une partie de leur théologie et de leur organisation ecclésiale.

Le choc avec l'arrivée des portugais (Vasco de Gama) qui veulent latiniser ces Églises, provoquent une scission entre l'Église syro-malabar qui rejoint Rome et une autre branche qui la rejoindra tardivement; l'Église syro-malankare catholique. Le siège de la première est à Ernakulam (Kerala). C'est l'Église majoritaire. Le siège de la seconde est à Thiruvananthapuram (ou Trivandrum), capitale du Kerala. Les catholiques représentent 11 à 12% de la population du Kerala forte de 33 millions d'habitants, sans compter les fidèles de la Diaspora.

L'avis sur l'œuvre de Maria Valtorta[modifier | modifier le wikicode]

1996, lettre du cardinal Antony Padiyara

En 1992, le Père Louis Koduppuna traduisit l'œuvre de Maria Valtorta en Malayam, une langue parlée dans le sud de l’Inde et notamment au Kerala. Cette initiative fut saluée par différents évêques (voir ci-dessous).

En 1996, après la mort l’année précédente du Père Louis Koduppuna, le cardinal souligne (voir ci-contre), le caractère remarquable de l'œuvre  :
"Ces volumes traitent de la vie et des activités de notre Seigneur Jésus-Christ dans les détails minutieux de la vie quotidienne révélant la personnalité de Jésus et de notre Mère Sainte, comme aucun autre livre ne l'a jamais fait."

Cette traduction rencontra un succès certain si on en croit les avis écrits qui nous sont parvenus de différentes régions de l'Inde. Cet accueil caractérise le continent asiatique, si on en croit la réaction des évêques chinois[1] qui suggérèrent, pour l'évangélisation, que l'on traduise l'œuvre de Maria Valtorta en leur langue (2008).

Avis d'autres évêques Indiens[modifier | modifier le wikicode]

Mgr Benedict Gregorios, Mgr Eric Benjamin Mgr Valerian D’Souza
1992

Archevêque de Trivandrum, Kerala, et Père conciliaire, il se réjouit que cette traduction de l’œuvre de Maria Valtorta concoure "à mieux faire connaître et aimer Jésus-Christ".

1992

Évêque de Darjeeling, Bengale ouest, il écrit "l’initiative est importante, mais elle en vaut la peine, compte tenu de la valeur intrinsèque et de la popularité de ces livres".

1992

Évêque de Pune (Poona), Maharastra, il confie que l’œuvre de Maria Valtorta lui a beaucoup apporté dans sa vie personnelle et son ministère. L’œuvre doit être largement distribuée et lue, comme lui-même en a pris l’initiative.

Mgr Maria Soosa Pakiam Mgr Joseph Kundukulam Mgr Joseph Kureethara
1992

Futur archevêque de Trivandrum, Kerala, il affirme qu’il s’agit "d’une inestimable contribution à la mission de l’Église de faire connaître et aimer Notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ."

1992

Archevêque de Trichur, Kerala, il prend clairement position en faveur de l’œuvre (traduction anglaise au pied du fac-similé) : "Le Pape Pie XII, après les avoir lues, a exprimé sa confiance dans ces visions. Même si l’Église ne les a pas déclarées officiellement authentiques, les lecteurs peuvent les lire avec grand bénéfice spirituel, et comprendre dans le détail ce que les évangélistes ont écrit succinctement."

1992

Évêque de Cochin, Kerala, il affirme sa conviction que Maria Valtorta a réellement vu et entendu ce qu’elle rapporte. Il déclare que rien ne s’oppose à la foi ou aux bonnes mœurs dans ces écrits (traduction anglaise au pied du fac-similé).

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Le 27 avril 2007, les évêques chinois, en préparation d’un synode sur La Parole de Dieu dans la vie et la mission de l’Église, formulent le vœu que les œuvres de Maria Valtorta puissent continuer à être traduites dans leur langue "pour aider le peuple de Dieu à apprécier le message évangélique" (Voir la note n°9).