Mgr Luigi Traglia et Maria Valtorta
Mgr Luigi Traglia (1895-1977), futur cardinal, est cité deux fois dans la correspondance de Maria Valtorta et apparaît à deux autres reprises dans le dossier Maria Valtorta.
Une carrière administrative brillante et discrète
Élevé au rang de prélat domestique de Sa Sainteté le 22 février 1932, il fut nommé auditeur de la Rote romaine le 17 septembre 1936. Trois mois plus tard, il fut nommé vicaire général adjoint du diocèse de Rome (vice-gérant), et reçut la consécration épiscopale à 41 ans avec le siège titulaire d'archevêque de Césarée de Palestine le 6 janvier 1937, des mains du cardinal Francesco Marchetti Selvaggiani, vicaire général de Rome, en la basilique du Latran.
Il siégeait parmi les consulteurs du Saint-Office.
Il est nommé cardinal par le pape Jean XXIII, le 28 mars 1960. Il occupe alors la fonction de chancelier de la Sainte-Église (Chancellerie apostolique)
C’était l’un des plus hauts dignitaires de la Curie romaine. Ses fonctions étaient à la fois administratives, juridiques. Principal collaborateur du pape, il était responsable de la rédaction, de la conservation et de l’authentification des actes officiels de la Curie romaine. Il supervisait la Chancellerie apostolique, un dicastère central qui gérait les affaires administratives et juridiques de l’Église universelle. Ses attributions incluaient aussi la gestion des archives et la validation des nominations ecclésiastiques. Paul VI a supprimé la Chancellerie apostolique en 1973, transférant ses fonctions restantes à d’autres dicastères, notamment la Secrétairerie d’État. Le cardinal Luigi Traglia, dernier titulaire de ce poste.
Sa carrière, brillante, fut essentiellement administrative et gestionnaire. Il tint le rôle d’un pilier discret mais indispensable des institutions qu’il servit avec diplomatie et constance.
Dans Maria Valtorta
25 juillet 1946:
Roschini est le théologien général de l’ordre, qui plus est un écrivain émérite, auteur d’une Vie de la Vierge imprimée en 1945. Il est en outre qualificateur au Saint‑Office, l’intime de Mgr Traglia, vice‑gérant de Rome, qui approuve tout ce que Roschini lui présente de sa propre autorité. Ce Père, que le Père Migliorini avait naturellement fui comme la peste, s’est maintenant donné comme charge de faire avancer les choses jusqu’au bout, parce qu’il a lu tout le Pré‑évangile (Naissance et vie de la Vierge jusqu’à ses noces, naissance de Jésus, vie de la sainte famille jusqu’à la mort de saint Joseph, et départ pour la vie publique), et il est enthousiaste."[1]
14 février 1949
Mgr Luigi Traglia apparaît dans la liste des consulteurs présents à la [[Saint-Office, relevé de décisions, (17/02/1949)#14 février 1949 : les consulteurs[1]|réunion]] au cours de laquelle furent prises des mesures à l'encontre des Servites de Marie tentant de publier l'œuvre.
4 juin 1950
"Ils vont même jusqu'à empêcher nombre d'âmes de trouver Dieu et de grandir dans la vie divine par leurs sales sentiments d'envie et de ... profit. "Si vous me donnez 200 000 lires, j'approuve" disait Mgr Traglia en 1946. "J'approuve si vous me donnez 250 000 lires" disait en 1948 Mgr De Romanis, aujourd'hui défunt."[2]
13 janvier 1951
Mgr Luigi Traglia est cité dans l'Osservatore romano à propos de la mort brusque du cardinal Francesco Marchetti Selvaggiani. Il habitait le même appartement que lui au Palais du Saint-Office. Il était absent au moment de l'accident, étant parti dire la messe.