Paul VI et Maria Valtorta

De Wiki Maria Valtorta
Saint Paul VI
SS. le Pape Paul VI (1897-1978) - Pontificat du 21 juin 1963 au 6 août 1978

Mgr Giovanni Battista Montini (1897-1978) fut Substitut des affaires générales à la Secrétairerie d'État de Pie XII. À ce titre il était quotidiennement en contact avec le Saint-Père, ce qui en fait un témoin des démêlées de l'œuvre avec le Saint-Office. Nommé archevêque de Milan le 12 décembre 1954, il eut l'occasion de lire en partie l'œuvre de Maria Valtorta. Figure écoutée et consultée par Jean XXIII, on suppose qu'il joua un rôle dans la modération du Saint-Office au moment de la mise à l'Index. Le Père Berti fut rappelé au Saint-Office pour un dialogue renouvelé débouchant sur une autorisation verbale de poursuivre l'édition. C'est Paul VI qui supprima la procédure de mise à l'Index, peu de temps après son accession au pontificat.

Paul VI connaissait l'œuvre de Maria Valtorta[modifier | modifier le wikicode]

Précédemment, Mgr Pasquale Macchi, le secrétaire particulier du Pape avait confirmé, en 1963, au cours d'un long entretien au P. Berti que l'œuvre de Maria Valtorta n'était effectivement pas à l'Index (qui n'était pourtant pas aboli) et avait mentionné que le Pape alors archevêque de Milan, avait lu l'un des quatre tomes de l'œuvre de Maria Valtorta et avait donné l'œuvre complète au grand séminaire. Entretien confirmé sous serment par le P. Berti et propos rapportés par lui.

Il transmets ses félicitations à une exégèse très favorable à Maria Valtorta[modifier | modifier le wikicode]

Le 17 janvier 1974, la Secrétairerie du Pape (la plus haute instance du Vatican), transmets au P. Roschini les félicitations du Saint-Père pour son ouvrage ouvertement favorable à Maria Valtorta :
Vous avez bien voulu faire parvenir au Souverain Pontife un exemplaire de votre dernier ouvrage : "La Vierge Marie dans les écrits de Maria Valtorta". Appréciant votre piété et votre zèle et le précieux résultat, le Saint-Père vous remercie chaleureusement pour votre nouveau témoignage de pieux hommage et exprime l'espoir que vos efforts recueillent des fruits spirituels abondants.

Remarques[modifier | modifier le wikicode]

La lettre de remerciement au Père Roschini peut sembler n'être qu'une lettre de convenance. Elle interroge cependant dès lors qu'on la rapproche de l'homélie du Pape prononcée le 29 juin 1972[1] quelques mois auparavant. Il dénonçait en termes très forts la dérive qui avait suivi la réforme conciliaire: loin de magnifier le renouveau, un vaste mouvement visait à remettre en question la Révélation et l'autorité de l'Eglise en ce domaine.
"Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l’incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, l’affrontement. On n’a plus confiance dans l’Église. On met sa confiance dans le premier prophète profane venu [...] Le doute est entré dans nos consciences, et il est entré par des fenêtres qui devraient êtres ouvertes à la lumière. La critique et le doute sont venus de la science, laquelle pourtant est faite pour nous donner des vérités qui non seulement ne nous éloignent pas de Dieu, mais nous le font chercher encore davantage et le célébrer plus intensément."
Et il invitait, en conclusion à prononcer un acte de foi: "Seigneur, je crois dans ta parole, je crois dans ta révélation". Dans son adieu à l'œuvre, Jésus, explique que l'œuvre donnée à Maria Valtorta est faite pour confirmer l'authenticité de l'Evangile éternel et l'origine divine de l'Eglise et de ses sacrements.[2]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Paul VI, 29 juin 1972, homélie prononcée dans la basilique Saint-Pierre, à l’occasion du 9ème anniversaire de son couronnement (1963). Texte italien dans l’Osservatore Romano des 30 juin-1er juillet 1972. Compte-rendu en ligne sur le site du Vatican {it}. Le passage cité se trouve à la fin..
  2. EMV 652.