Enseignements de Jésus sur l'Église et les consacrés

    De Wiki Maria Valtorta
    Enseignements de Jésus sur l'Église et les consacrés
    L'Eglise et les consacres.jpg Page de couverture - CEV - 2019
    Détails de l'œuvre
    Auteur Maria Valtorta
    Sélection de textes Emilio Pisani et Claudia Vecchiarelli
    Pages 320
    Première édition en italien
    Titre Santi e non santi. Scritti sulla Chiesa e sulla vita consacrata
    Parution Janvier 2010
    Éditeur Centro Editoriale Valtortiano
    Traduction française
    Titre Enseignements de Jésus sur l'Église et les consacrés
    Traducteur Yves d'Horrer
    Parution Mars 2019
    Éditeur Centro Editoriale Valtortiano
    ISBN 978-8879873321
    Cet ouvrage se présente comme une sélection des textes de l'ensemble l'œuvre de Maria Valtorta relatifs à l'Église des premiers temps et à l'Église actuelle ainsi qu'aux consacrés. Il est à noter que, pour Maria Valtorta, le terme "Église" désigne l'ensemble des catholiques.
    "On entend plus, ou très rarement, cette exclamation des païens des premiers siècles: "Voyez comme ils s'aiment et comme ils sont vertueux ! Voyez comme ils nous aiment!" Si le monde d'alors est devenu chrétien, il le devait à cette constatation de ce qu'était le clergé et les chrétiens des premiers siècles[1]".

    Tirés de L'Autobiographie de Maria Valtorta[modifier | modifier le wikicode]

    Dans ces passages de son Autobiographie (1943), Maria Valtorta exprime une vision à la fois critique et pleine d’espérance de la mission sacerdotale et de l’état spirituel de l’Europe. Elle souligne avec force la nécessité d’une évangélisation renouvelée de l’Europe, qu’elle compare à une terre de mission en raison de son athéisme pratique et de son rejet de la foi, plus grave encore que l’idolâtrie des peuples lointains. Elle appelle les missionnaires à revenir évangéliser une Europe en crise, où le baptême est souvent réduit à une formule vide et où les sacrements sont méprisés. Pour elle, le salut du monde passe par la croix, le sacrifice et la pénitence, qui sont les sources d’énergie spirituelle permettant aux prédicateurs de toucher les cœurs.

    Elle insiste sur la complémentarité des rôles : les laïcs, par la prière et la souffrance, soutiennent les prêtres dans leur mission, tandis que ces derniers, en montant à l’autel, unissent en eux l’adoration de Marie et l’action de Marthe.

    Ce texte révèle une préoccupation constante pour le salut des âmes et un appel vibrant à la sainteté, tant pour les prêtres que pour les fidèles, dans un monde marqué par la déchristianisation et la perte du sens de Dieu.
    "Dans ma vie j’ai rencontré de saints prêtres, qui sans aucun doute étaient de vrais prêtres, remplis de charité, d’un zèle indéniable, d’un apostolat fécond. Ce sont là des personnes qui vivent avec conviction leur mission, qui se consument corps et âme, qui n’ont pour préoccupation que de porter à Dieu les âmes qui leur sont confiées, et qui ne cessent de se soucier de les enflammer et de les acheminer vers la charité et la générosité. Parmi ces personnes‑là, je n’ai pas trouvé de véritable directeur de conscience. J’y ai trouvé d’excellents confesseurs, certes, mais pas de directeur spirituel. Mais cela dépendait de moi, non pas d’eux. Car vous avez pu constater combien j’hésite à m’ouvrir… et si cela m’arrive aujourd’hui avec quelqu’un qui correspond aux traits dont je rêvais pour la conduite de mon âme, vous imaginez combien je pouvais être fermée, lorsque je ne trouvais pas chez un prêtre que j’approchais ce je‑ne‑sais‑quoi apte à me suggérer : “ Confie à ce prêtre les secrets de ton coeur. ” Mais parmi ces saints prêtres j’en ai trouvé beaucoup qui ne l’étaient pas.

    Et je m’explique. Lorsque je vois un prêtre peu zélé dans l’assistance des âmes, qui paraît préoccupé davantage par des soucis humains, par une maison, une rente, des cours à donner, des visites à recevoir, etc., et qui est impatient vis‑à‑vis des pauvres âmes, qui seront bien sûr elles‑aussi ennuyeuses, je l’admets, avec leurs scrupules et leurs pleurnicheries, mais qui justement à cause de cela auraient besoin de beaucoup d’amour pour être redressées dans leur foi, lorsque je vois un prêtre qui au lieu d’encourager de véritables élans du coeur les retient, non pas par prudence — ce qui serait tout à fait justifié — mais par tiédeur de coeur, donnant l’impression que l’on en fait toujours trop pour le Seigneur et qu’il ne faut pas exagérer, eh bien ! je dis que ce prêtre n’est pas un saint. Vous remarquerez que je laisse de côté d’autres fautes humaines qui sont à l’origine de mes larmes et à cause desquelles je me sens poussée à expier avec des pénitences particulières, mais sur lesquelles je préfère survoler par pitié pour la faiblesse humaine, qui existe toujours, même sous un habit sacerdotal…

    Eh bien ! moi, de ces prêtres tièdes j’en vois beaucoup ! Les saints sont répandus comme des fleurs rares en un vaste pré, trop rares même, face au besoin immense des foules d’être à nouveau évangélisées.

    J’admire l’œuvre des missionnaires qui se rendent dans les terres païennes pour porter le Christ aux idolâtres… Mais les noirs d’Europe, les néo‑païens du vieux monde, qui après avoir reçu en premier la lumière du Christ l’ont à nouveau perdue sous un tas de plaisirs, de vices, de courses à l’argent et au pouvoir, qui donc les convertira à nouveau ? Qui donc les sauvera en les ramenant à Dieu avec le feu d’un apôtre ? Ces pauvres noirs d’Europe, dont le baptême est maintenant une simple formule qui reste vaine, pour qui les mots de la foi sont des lettres mortes, pour qui les cérémonies et les offices religieux sont inutiles, et pour qui les sacrements sont de honteuses pleurnicheries de femmelettes, ces pauvres noirs d’Europe qui ne se souviennent de Dieu que pour le blasphémer, qui vivent comme des bêtes, préoccupés seulement de rassasier leur ventre, leur désir, leur portefeuille, et qui meurent davantage encore comme des bêtes, et qui sont précipités dans l’au‑delà sans un dernier retour à Dieu, qui donc les évangélisera ? Qui donc passera son temps en une prédication de toute sa vie, entendue non pas par les années passées mais par l’action menée, pour les ramener à la source de tout, pour leur faire redécouvrir la vie de l’esprit — qui est bien plus élevée que la vie de la matière qui est devenue la divinité de l’ère moderne — source de la “ vie durable ” comme le chante Catherine [de Sienne] ?

    Ah ! Pitié, pitié pour ces pauvres foules européennes, ces troupeaux restés trop rarement avec d’authentiques pasteurs, et mal guidés par les autres, qui se préoccupent davantage non pas du troupeau mais d’une infinité de futilités matérielles ! Reprenez la parole, vous les missionnaires, devant ces noirs d’Europe, qui sont bien plus malheureux que les Zoulous d’Afrique qui ont une foi, peu importe laquelle, dans le serpent, dans le soleil, dans les cailloux, mais qui ont une foi, tandis que les pauvres idolâtres d’Europe ne l’ont pas. Et ce ne sont même pas des idolâtres car l’idolâtrie suppose la foi en une idole. Ces gens‑là ne croient plus à rien, pas même au plaisir qui les dégoûte sans les rassasier… Revenez donc, vous les missionnaires, revenez rechristianiser cette pauvre Europe qui meurt dans le marasme de son athéisme, faites briller aux yeux des européens, découragés et abêtis, la parole du Verbe “ par qui toutes choses ont été faites ”, la puissance du Créateur, la lumière de la Foi qui nous asssure de notre origine céleste et de notre avenir céleste. Arrêtez au moyen de la Croix le glissement précipité vers les abîmes infernaux de cette humanité qui désespère, qui tue, qui maudit. Relevez le Christ crucifié contre les actions de l’orgueil humain, qui fait usage du génie dont Dieu l’a doté pour créer un progrès meurtrier sous tous les points de vue.

    Le monde a besoin d’être sauvé, ce monde qui est le nôtre et que l’on appelle monde civilisé, par le moyen du froc, de la corde, de la croix et du sacrifice. C’est seulement là que se trouve le salut. Toute autre voie ne peut qu’amener les plus tristes catastrophes.

    […] Les prédicateurs sont nécessaires. Et il faut qu’ils aient une excellente forme physique, sinon ils ne pourront pas prêcher l’Evangile ! Mais les prédicateurs doivent être soutenus par des pénitences : une radio ne peut être allumée sans électricité. Ceux qui font pénitence, les âmes qui s’offrent en holocauste forment… la prise de courant qui branche l’électricité de Dieu dans l’âme de son crieur public et de ceux qui l’entendent. L’exemple n’est pas très joli, mais il est exact.

    Je pense en particulier encore que lorsqu’un ministre de Dieu se consume lui‑même, incessamment, dans l’exercice de son ministère, sans marquer d’impatience, de fatigue, de répugnance, de crainte, ni trop se soucier de son corps, mais faisant preuve de fidélité à toutes les exigences de sa tâche sacerdotale, avec la volonté joyeuse de faire, avec la charité vibrante qui est capable de presser contre son cœur un grand pécheur comme on sait embrasser une âme pleine de pureté, parce qu’en tout homme on voit Dieu, alors ce prêtre‑là est une âme‑hostie. Dieu se charge lui‑même de lui fournir, à chaque instant, le sacrifice et cela suffit.

    Quant à nous… fainéantes que nous sommes et qui ne sommes bonnes qu’à souffrir et à prier, nous mettons tout le reste pour accomplir quotidiennement la juste mesure de sacrifice qui doit être versée dans la banque des cieux et qui se transforme, avec beaucoup d’intérêt, en soutien aux travailleurs de la vigne du Christ. Nous sommes des Marie et vous, les âmes sacerdotales, vous êtes des Marthe de Jésus. Oui, bien sûr, il a bien dit que la meilleure part avait été choisie par Marie, dans son acte permanent d’adoration, mais il ne manquait pas non plus d’être très reconnaissant à Marthe, active et pratique femme de maison qui pourvoyait à tous ses besoins humains.

    Le prêtre ensuite, en montant chaque matin les marches de l’autel pour célébrer le sacrifice, devient à la fois Marthe et Marie, parce que dans un même acte il adore et il agit.

    […] Ce doit être une grande souffrance pour les prêtres que d’assister à cette atrophie croissante des esprits détruits par les microbes de l’indifférence, du scepticisme, des joies illicites, de la révolte…

    Mais si cela est une souffrance pour tous ceux qui sont avec Dieu, imaginez donc ce que ce sera pour Jésus lui‑même ! Oh ! Quelle passion ne sommes‑nous pas en train de faire subir à nouveau à notre Sauveur, alors que nous piétinons son amour, et alors que nous négligeons son souvenir !

    […] Au mois de janvier mourut aussi le mari de madame Soldarelli. Cela me faisait de la peine de voir cette personne aller à Dieu de cette façon, sans s’être réconciliée après tant d’erreurs passées. Je me donnais de la peine pour que le mourant puisse avoir la visite d’un prêtre. La femme, aveuglée par l’amour, ne comprenait pas que son mari était condamné. Moi je le savais. J’appelai donc un prêtre. Je ne peux supporter qu’une âme se perde par notre faute. Le prêtre promit de s’y rendre… Mais il n’y alla pas. J’ai passé la dernière nuit auprès de ce malheureux par une prière constante. Cela aura‑t‑il servi ? Dieu seul le sait.

    C’est pourquoi il est douloureux de constater certaines lenteurs dans l’assistance des pauvres âmes. Il est inutile de prêcher si les premiers dans la tiédeur sont ceux qui prêchent. Il faut beaucoup prier pour les prêtres… Très souvent on critique des âmes parce qu’elles ne sont pas prêtes à faire leur devoir chrétien. Mais, disons‑le et disons‑le avec peine, très souvent la faute revient aux ministres préposés à l’assistance de ces pauvres âmes, qui seront lépreuses autant qu’on veut, mais qui, à cause de cela, ont justement besoin d’être aidées.

    En un mot, cet homme mourut de la sorte. Souhaitons qu’à la dernière minute son âme se sera, d’elle‑même, tournée vers Dieu[2]."

    La dimension prophétique du texte[modifier | modifier le wikicode]

    Rédigé en 1943, ces textes s’inscrivent dans un contexte historique marqué par la Seconde Guerre mondiale et une Europe en pleine crise spirituelle et morale. Plusieurs éléments permettent d’en dégager la portée prophétique :

    1. Diagnostic spirituel de l’Europe et l'appel à une nouvelle évangélisation : Valtorta décrit une Europe déchristianisée, où la foi est réduite à une formule vide et où les sacrements sont méprisés. Ce constat, formulé en pleine guerre, anticipe la sécularisation massive et la perte de repères religieux qui caractériseront l’après-guerre et la seconde moitié du XXe siècle. Son appel à une « rechristianisation » de l’Europe, par le sacrifice et la prédication, anticipe le diagnostic de Jean-Paul II dans Redemptoris Missio (1990). Le Pape y parle d’une "nouvelle évangélisation" pour les régions traditionnellement chrétiennes mais sécularisées, où le baptême est souvent réduit à une formalité sociale. Il insiste sur la nécessité de "réévangéliser" des sociétés où la foi est devenue "une tradition du passé" plutôt qu’une force vivante[3].
    2. Critique de la tiédeur cléricale : Son thème des prêtres "tièdes", préoccupés par des questions matérielles ou administratives au détriment de leur mission spirituelle trouve un écho amplifié dans Evangelii Nuntiandi (1975). Paul VI y souligne que l’évangélisation exige des "évangélisateurs évangélisés", c’est-à-dire des prêtres et des laïcs qui vivent eux-mêmes une conversion permanente. Il met en garde contre le risque d’une Église "auto-référentielle", plus préoccupée par ses structures que par sa mission. La sainteté n’est pas un luxe, mais une nécessité pour la crédibilité de l’annonce[4]. : "L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres […] ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins[5]."
    3. Rôle des laïcs et des consacrés : Maria Valtorta souligne la complémentarité entre les prêtres (les "Marthe") et les laïcs (les "Marie"), appelant ces derniers à soutenir les premiers par la prière et la pénitence. Cette vision annonce la valorisation du rôle des laïcs dans l’Église, telle que promue dans Lumen Gentium (1964)[6] ou Apostolicam Actuositatem (1965)[7]. Cette vision, développée par Vatican II, est reprise dans Evangelii Gaudium (2013). Le pape François insiste sur la "coresponsabilité" des laïcs dans la mission de l’Église. Il cite souvent l’image des "saints de la porte d’à côté", soulignant que tous les baptisés sont appelés à être des missionnaires, chacun selon sa vocation: "Tous les baptisés, quels que soient leur fonction dans l’Église et leur niveau d’instruction dans la foi, sont des agents d’évangélisation[8]." En 2024, par une lettre personnelle à Don Ernesto Zucchini, président de la Fondation Maria Valtorta de Viareggio, il a placé résolument l'œuvre de Maria Valtorta dans cette perspective.

    Le texte de 1943 de Maria Valtorta peut donc être lu comme une prophétie spirituelle, annonçant les défis de l’Église dans un monde sécularisé et appelant à une réponse de foi, de sacrifice et de zèle apostolique — des thèmes qui resteront d’une brûlante actualité tout au long du siècle suivant.

    Sommaire de l'ouvrage[modifier | modifier le wikicode]

    De l’Autobiographie de Maria Valtorta[modifier | modifier le wikicode]

    • Les prêtres saints ou non. L’Europe à réévangéliser. Les prédicateurs soutenus par les pénitents. Le zèle mis à prendre soin des âmes. p. 25

    De L’Évangile tel qu’il m’a été révélé[modifier | modifier le wikicode]

    • Chapitre 31 : Par sa sainteté, Joseph est le modèle des consacrés. Le prêtre mérite toujours respect et obéissance, mais le vrai prêtre se reconnaît à son âme. Sauver, par la prière et le sacrifice, une âme sacerdotale revient à sauver un grand nombre d’âmes. p. 30
    • Chapitre 32 : La vérité se révèle aux esprits unis à Dieu, qu’il s’agisse de personnes consacrées ou de simples fidèles. La communion à Dieu s’obtient par la prière, et non par les pratiques de piété routinières.  p. 32
    • Chapitre 44 : Les larmes de Marie au moment de se détacher de son Fils sans réticence ainsi que le Sang de Jésus fortifient les consacrés en tout lieu et de tout temps. p. 33
    • Chapitre 47 : Jean, fils de Zébédée, est l’homme pur que Jésus recherche, et il le reconnaît aussitôt. La valeur de la virginité est grande quand elle est voulue, mais elle est parfois forcée, et souvent seulement apparente. Le monde méprise les purs, mais eux seuls savent donner au monde la lumière des paroles de Dieu. p. 35
    • Chapitre 53 : Le commandement de Dieu requiert des prêtres le détachement des richesses et l’amour pour les pauvres, afin qu’ils n’aient pas d’autre richesse que Dieu. Leur corps doit servir l’esprit, et non l’inverse. p. 37
    • Chapitre 70 : Tout comme Jean est l’archétype des vrais disciples, qui se dépouillent d’eux-mêmes, de même Judas est l’archétype des apôtres ratés qui restent eux-mêmes. Jésus et sa Mère sont les hosties éminentes, inimitables, mais Jean est l’hostie imitable par toutes les classes de ceux qui aiment Dieu. p. 39
    • Chapitre 96 : Bien que les anges soit des esprits purs et parfaits, ils sont inférieurs aux hommes puisque, à la différence de ces derniers, ils ne peuvent s’offrir pour coopérer à l’œuvre de la Rédemption. Que les disciples de Jésus se préparent à la dignité de corédempteurs en commençant par la purification des sens du corps pour passer à la pureté de l’esprit. Eloge de la virginité voulue pour appartenir à Dieu seul. p. 40
    • Chapitre 98 : Les disciples de Jésus sont des personnes diverses qui doivent ne faire qu’un. Ils sont le sel de la terre et la lumière du monde : il leur faut donc saler et illuminer. Si les élus à ce destin sentent qu’ils ne pourront y rester fidèle, il est préférable qu’ils se retirent : mieux vaut se séparer que trahir. La force de Jésus agira chez les meilleurs, qui deviendront des héros. Voici les caractéristiques essentielles du caractère d’un apôtre : être toujours vigilant et prêt, toujours fidèle à son Maître en gardant son âme en état de grâce, être honnête, humble, chaste pour faire le bien, fidèle à sa vocation, détaché de tout appétit du monde, satisfait de peu, pardonner toujours sans intransigeance ni jugements malveillants, s’améliorer constamment et surtout aimer. p. 42
    • Chapitre 133 : L’apôtre André est un modèle, lui qui agit discrètement et avec plus d’efficacité que les autres. En revanche, il y aura toujours des ministres du Christ qui voudront attirer l’attention du monde sur eux, par leur culture ou d’autres intérêts mondains : ils seront plus histrions que prêtres. Le vrai prêtre est un homme entièrement spirituel, son âme parle aux esprits et convertit les pécheurs. Le monde peut ne pas se rendre compte de la présence de ces héros, qui sauvent le monde par leur activité silencieuse et discrète, à l’exemple du doux André. p. 48
    • Chapitre 137 : Il se peut que le véritable apôtre, comme André, ne connaisse pas sur la terre les personnes qu’il a sauvées. Bienheureux le prêtre qui n’a pas besoin de cette incitation pour faire son devoir, et bienheureux celui qui ne se décourage pas en ne voyant pas de résultat à ses propres succès. Il ne faut pas tomber dans l’idolâtrie du ministère. p. 51
    • Chapitre 157 : Aux catégories des apôtres et des disciples, Jésus en associe une nouvelle : celle des femmes disciples. Il donne ainsi un rôle aux femmes, qu’Israël a toujours laissées de côté. Pour Marie, la Pleine de grâce qui a enfanté le Rédempteur, la femme n’est plus méprisée par Dieu pour avoir été à l’origine du péché, mais elle est l’aide de Dieu. Il s’ensuit que les femmes disciples sont les coadjutrices des prêtres et, comme telles, elles doivent se sentir capables d’affronter le monde et toutes ses méchancetés. L’étendue du domaine d’action des femmes découle de leur capacité à aimer ; en tant que disciples, elles doivent élever cet amour de l’appétit des sens à la flamme pure de l’esprit, en se faisant mères et sœurs pour donner confiance aux coupables repentis et aider ceux qui continuent l’œuvre du Maître. Comme elles savent souffrir davantage que les hommes, la femme est soutien et réconfort dans le martyre des persécutions, à l’exemple des femmes fortes rencontrées dans l’histoire d’Israël. Que Marie, la douce Mère du Rédempteur, soit le guide des femmes disciples comme elle l’est des hommes, eux qui peuvent apprendre beaucoup des femmes. p. 52
    • Chapitre 164 : Avant l’élection des apôtres, Jésus veut se retirer avec les Douze sur une montagne pour y passer une semaine d’oraison, afin que chacun soit seul avec son âme et découvre ce qu’est la prière, en atteignant l’âge de la raison spirituelle. Ils se réuniront trois fois par jour seulement pour prier ensemble et rompre le pain. A la fin, ils ne seront plus eux-mêmes, mais les ministres du Christ. p. 61
    • Chapitre 165 : Au terme de leur retraite spirituelle sur la montagne, les Douze ont connu l’intimité aimante avec Dieu, et ont grandi en vertu. Il leur faut maintenant revenir dans le monde qui les attend, mais ils savent qu’ils doivent aimer Dieu plus que le monde, et garder au fond du cœur le souvenir de lui. Dès lors, ils peuvent être les apôtres, les chefs de l’Eglise, choisis par des personnes de différents milieux, pour des raisons insondables. De même que, au temps d’Ezéchias, les lévites furent appelés pour servir d’aides aux prêtres, Jésus associera les disciples aux apôtres ; ils auront des tâches différentes à accomplir, mais non moins saintes. Malheur à l’apôtre qui tombe et provoque la ruine de beaucoup ! Eux vacilleront peut-être, mais ils vaincront s’ils repensent à l’extase vécue pendant cette retraite sur la montagne. p. 62
    • Chapitre 169 : Jésus explique aux apôtres et aux disciples combien il est nécessaire de s’oublier soi-même, et de distinguer entre le «moi» spirituel, qui rappelle l’origine divine, et le «moi» humain, dont les souvenirs peuvent surmonter la voix de l’esprit. Les différentes catégories de disciples, depuis les plus parfaits jusqu’aux moins avancés, dépendent des capacités diverses de chacun à réprimer les souvenirs du «moi» humain. Jésus éclaircit en long et en large aux disciples l’idée, déjà exposée aux apôtres qui peuvent désormais mieux la comprendre, de la nécessité d’être le sel de la terre et la lumière du monde. Sévère condamnation des pasteurs qui ont perdu la charité et repoussé la sagesse, ce qui les a conduits à mourir spirituellement et à corrompre le troupeau. p. 66
    • Chapitre 170 : La béatitude de la douceur s’applique tout particulièrement aux prêtres, qui doivent attirer les âmes par leur douceur patiente, humble et aimante, car l’impétuosité et l’intransigeance les repoussent. p. 72
    • Chapitre 178 : A un scribe qui souhaite le suivre, Jésus répond qu’il ne devra pas craindre de se contaminer au contact des misères des hommes, car seule importe la pureté intérieure. A un jeune qui hésite à accueillir son invitation à le suivre, Jésus souligne la nécessité de se libérer des affections humaines, puis il suggère à un enfant de prier pour lui, qui prend sa décision et le suit. A un troisième qui voudrait lui aussi le suivre, mais pas avant d’avoir fait ses adieux à sa famille, Jésus répond qu’il ne le fera plus jamais, et il lui conseille de rester simple fidèle. p. 73
    • Chapitre 180 : Explication de la parabole du semeur. Les champs fertiles sont les esprits dotés de bonne volonté et accompagnés par des pasteurs qui, sans être intransigeants ni menaçants, ou bienveillants et condescendants, savent adapter un sens paternel miséricordieux à la force de la parole de Dieu. Les champs couverts d’épines sont les esprits abandonnés à l’incurie, qui laisse pénétrer l’enchevêtrement des intérêts personnels ; ils réapparaissent partout comme des fourmis si on ne les surveille pas, et étouffent le bon grain. Les champs remplis de pierres sont les esprits paralysés par des lois et des doctrines, qui enlèvent leur nourriture aux racines de la simple doctrine de Dieu. Enfin, les champs traversés de chemins et poussiéreux sont les esprits mondains et égoïstes : sous le terreau des plaisirs et du confort, ils détruisent toute semence tombée sur le sol, qui est ouvert aux voies de la sensualité et de la légèreté. p. 76
    • Chapitre 211 : Beaucoup d’idoles règnent chez les ministres de Dieu. Ceux-ci agissent humainement, si ce n’est de façon satanique, lorsqu’ils réprimandent les pauvres innocents et justifient les puissants corrompus dont ils partagent les fautes, lorsqu’ils montrent extérieurement un visage saint mais cultivent dans leur cœur toutes sortes de maux, lorsqu’ils sont réfractaires à l’amour pour Dieu et leur prochain en se laissant emporter là où prévalent l’utile et le pouvoir. Tout cela est signe de faiblesse spirituelle chez beaucoup de prêtres et de maîtres. p. 78
    • Chapitre 234 : L’apôtre ne doit pas renoncer à agir là où il considère que tout effort est inutile, parce que son mérite ne réside pas dans son succès, mais dans le fait d’avoir tout tenté pour sauver une âme. L’apôtre ne doit pas faire preuve d’une rigueur qui repousse, il doit savoir aimer, pour amener l’âme à aimer. Jésus voulait l’âme de Marie-Madeleine, c’est pourquoi il l’a poursuivie de son amour, sans se scandaliser de ses péchés et sans se préoccuper de ce que les hommes malveillants ou malintentionnés se montrent scandalisés. Trois conditions sont nécessaires pour sauver une âme. La première est l’intégrité morale de celui qui s’adresse à une foule, mais avec l’intention d’atteindre ceux qui sont au loin et de toucher leur cœur par la parole de Dieu. La seconde est d’être à la fois sévère et miséricordieux, en accordant aux âmes une pause pour méditer et décider. La troisième est d’avoir un grand cœur plein de tendresse quand l’âme repentie ose venir, en réfléchissant sur son passé et en ayant peur d’être chassée. Il faut faire en sorte que les pécheurs aiment les docteurs des âmes, aient confiance et sentent le réconfort de leur douceur qui soigne les plaies. p. 80
    • Chapitre 239 : Jésus se sert de la parabole des pêcheurs, qui attrapent une grande variété de poissons dont l’aspect extérieur trompe sur leur qualité, pour enseigner le juste discernement à avoir dans l’examen des consciences ; il indique aussi les méthodes à adopter pour les diriger puis il conclut que la vérité, aussi bien sur les pêcheurs que sur les pêchés, sera connue au dernier jour et réservera bien des surprises. A la demande des apôtres, il propose la parabole de la perle et conseille de rappeler, pour instruire les foules, les enseignements nouveaux et anciens. p. 83
    • Chapitre 250 : Ressusciter un esprit est plus grand que ressusciter un corps. L’épisode biblique du feu miraculeusement conservé dans le puits de Néhémie est comparé par Jésus au miracle d’un esprit enfoncé dans la boue qui redevient flamme grâce à un prêtre ; celui-ci le ramène à la lumière et son héroïsme précède l’héroïsme du pécheur en chemin vers la conversion. Le pécheur fait preuve d’un vrai repentir quand la flamme d’amour de son cœur s’unit à la flamme d’amour de Dieu : comme celle-ci est plus grande, elle domine l’autre et l’absorbe en brûlant ce qui appartient au passé. Le disciple doit imiter le Maître, qui prenait sans répugnance les refusés de la terre pour les porter au Ciel auquel ils aspiraient. Lui, il continue à vivre sur terre par l’intermédiaire de la partie vitale des prêtres, qui permettent aux infinies particules de puiser la vie auprès d’eux pour former un seul corps. p. 88
    • Chapitre 258 : Jésus instruit l’apôtre Jacques, fils d’Alphée, sur sa future mission, qui sera importante et d’une grande responsabilité, mais qui apportera la gloire. Il lui annonce que les apôtres allaient être persécutés et dispersés, mais que lui seul, en tant que descendant de la race royale, resterait dans la cité royale pour parler de la sublime royauté du Roi d’Israël et du monde. Pour avoir la capacité de soutenir la foi menacée chez beaucoup de croyants, de faire face aux incompréhensions et à l’hostilité, de réfuter les erreurs, il lui faudra être parfaitement un autre Christ. Il devra faire preuve de fermeté et de douceur aussi bien à l’égard des disciples du Christ déçus par les événements qu’envers les juifs qui défendent l’ancienne foi. Il ne devra pas mépriser les païens, mais les conquérir, quitte à accepter de nouvelles formes de vie, pour autant qu’elles ne portent pas préjudice à la vie spirituelle. Le commandement d’aimer son prochain ne met pas de limite pour désigner qui est ce prochain : ce peut être le barbare lointain comme le juif proche, sans exclure que ce dernier puisse adorer plus d’idoles que le premier. Il faudra que Jacques soit vigilant pour que la foi des chrétiens ne soit pas vaine, pour que personne n’occupe une place qui ne soit pas la sienne, et pour que l’on reconnaisse l’homme sage parmi ceux qui s’érigent en maîtres — car si leurs paroles ne sont pas conformes à leur manière de vivre, ce sont de faux prophètes. Aux protestations de Jacques, qui se considère incapable d’assumer une tâche aussi ardue, Jésus oppose l’importance que revêtira sa parenté avec le Messie repoussé aux yeux des juifs repentis. Et il lui assure que le feu de Dieu brûlera dans son cœur de prédicateur du Verbe. p. 93
    • Chapitre 259 : Jésus est encore avec Jacques, fils d’Alphée. Ils discutent des aspects de la mission évangélisatrice qui sera perpétuée par les apôtres. A ce sujet, Jacques demande des éclaircissements sur la future organisation de l’Eglise, et Jésus l’instruit en détail sur les sacrements, en lui promettant qu’il en aurait une meilleure compréhension après l’effusion de l’Esprit Saint. A la fin, l’apôtre reçoit d’autres instructions sur sa future mission personnelle de chef de l’Eglise de Jérusalem. p. 100
    • Chapitre 262 : Les femmes feront partie de la classe sacerdotale, mais sans être prêtres consacrés comme les hommes. Ceux-ci seront grands en matière de doctrine, tandis que les femmes sauront obtenir et soutenir par la force de la prière. Voilà, en substance, l’essentiel des réponses faites par Jésus aux apôtres, qui s’interrogent sur le rôle de la femme dans les temps nouveaux. p. 108
    • Chapitre 265 : Longue instruction de Jésus aux apôtres, qui devront aller évangéliser là où lui, tout seul, ne pourrait arriver. Mais, à cause de leur niveau de formation, ils devront utiliser des méthodes différentes de celles du Maître dans leurs contacts avec le monde, en gardant toujours fermement les fondements d’une vie sainte. En plus des directives de nature spirituelle, Jésus donne aussi des conseils pratiques. En dépit de leurs imperfections actuelles, qui pourraient les faire dévier, ils sauront finalement affronter héroïquement les persécutions. Ils doivent savoir que lui-même sera tué dans sa chair d’Homme-Dieu, et que toutes les phases de la vie du Christ se répèteront dans la vie de l’Eglise, depuis son humble naissance à la nécessité de fuir, et jusqu’aux souffrances et au triomphe éternel. Une fois que l’Eglise aura accueilli Israël en son sein, il reviendra ; mais cela concerne l’avenir. Jésus se remet à instruire les apôtres sur les événements immédiats, pour les préparer à faire face à un destin qui ne sera pas différent de celui de leur Maître, puis il conclut en les assurant que tout acte de charité envers son prochain sera récompensé comme s’il s’adressait à lui. p. 110
    • Chapitre 276 : Les ministres du Seigneur ne doivent pas céder au mirage des dons qui couvrent les fautes des riches. p. 123
    • Chapitre 278 : Jésus néglige ceux qui le suivent par simple curiosité, mais il enseigne aux hommes de bonne volonté qui le suivent par vocation la nécessité d’être libres de la pesanteur des amours terrestres. Il convient de détester la sensualité des affections pour les élever au niveau spirituel. Deux comparaisons lui permettent d’illustrer l’exigence de bien examiner les capacités des candidats à y renoncer avant de décider d’en faire des disciples. p. 124
    • Chapitre 362 : A la hâte et aux fatigues que les apôtres font sentir à certains moments, Jésus oppose le calme, la constance, l’effort et la confiance sur lesquels l’Eglise sera édifiée et grandira, par le sacrifice de générations qui se succéderont et par le martyre moral d’humbles inconnus, fidèles à une mission en butte à l’opposition et même condamnée, mais qui servira à garder la foi vivante. Il n’y aura pas d’autre moyen pour ramener les hommes à l’Evangile. Au Dernier Jour toute la vérité sera connue, avec justice pour les innocents et pour leurs persécuteurs. p. 130
    • Chapitre 365 : Le dialogue entre Jésus et l’enfant Marziam laisse transparaître les fautes des prêtres. Ceux-ci doivent être respectés dans l’exercice de leur ministère, même s’ils commettent des actes mauvais qui s’opposent à leur mission. Il ne faut pas les juger. Si nous savons d’abord reconnaître nos propres défauts, nous saurons découvrir ce qu’il y a de bon même chez les mauvais. p. 137
    • Chapitre 380 : Jésus exhorte les apôtres et les futurs prêtres à ne jamais repousser un petit geste de charité de la part de personnes mauvaises, parce que ce pourrait être le début d’un lent processus de conversion. Il ne faut pas se montrer méprisant comme les pharisiens à l’âme corrompue. C’est l’union à Dieu qui met dans le cœur des prêtres un amour infini pour tous. Par la contemplation, on aime Dieu, et par l’action on aime son prochain, mais les deux amours ne sont pas distincts, parce que l’amour ne fait qu’un. p. 140
    • Chapitre 388 : La tentation de Judas est l’idée d’une grandeur humaine, et le souci des amitiés à cultiver pour y parvenir ; c’est la raison de sa perte et de celle d’autres élus. Pour l’en dissuader, Jésus serait prêt à réitérer sa Passion. p. 144
    • Chapitre 455 : Doux colloque entre Jésus et sa Mère, à qui il confie l’Eglise naissante, en particulier pour qu’elle enseigne aux apôtres à ne pas repousser les nombreux Judas mais à leur venir en aide, et pour qu’elle protège l’Eglise contre ses ennemis.  p. 146
    • Chapitre 457 : Jésus évoque un épisode biblique dont les protagonistes sont Moïse et Aaron, pour se présenter lui-même comme le Prêtre éternel, qui doit frapper et fendre la pierre d’Israël avec la verge de la racine de Jessé, pour en faire jaillir l’eau du salut. Mais Israël lui reste fermé, et la maison de Dieu s’ouvre à d’autres qui viennent à elle. p. 149
    • Chapitre 476 : Les œuvres de miséricorde pour les besoins du corps ouvrent la voie à l’esprit de la personne qui en bénéficie et favorisent sa rencontre avec Dieu. Les âmes sont toutes différentes en ce qui concerne leurs tendances et réactions. Un bon maître et médecin des âmes doit apprendre à les connaître, il doit les étudier et les soigner avec la science de l’amour. Ce ne sont pas le nom, le vêtement et les fonctions qui font que les ministres de Dieu deviennent maîtres et médecins des âmes, mais c’est leur amour. p. 151
    • Chapitre 495 : Les vrais maîtres des âmes doivent mener une vie austère et faire preuve d’une miséricorde patiente. Les âmes qui se relèvent d’une chute ne vont pas immédiatement à Dieu, mais elles rencontrent d’abord un homme, qui doit être la pierre de touche en donnant une idée de ce qu’est Dieu. p. 155
    • Chapitre 511 : Jésus recommande à ses apôtres de refléter dans leur mode de vie la doctrine qu’ils ont le devoir de prêcher et d’éviter de scandaliser les âmes. Il parle de la mission qu’il confie aux femmes disciples. La femme, qui dans la façon de voir d’Israël est inférieure à l’homme, pourra au contraire valoir davantage que lui, puisqu’il tire sa force d’un cœur maternel à l’exemple de Marie Corédemptrice. p. 156
    • Chapitre 515 : La douleur est causée par l’obéissance, nécessaire pour racheter l’homme du péché, qui tire son origine d’une désobéissance. La douleur du parfait Obéissant, Jésus Rédempteur, est infinie, mais celle des hommes est limitée, car ils obéissent en proportion de leurs capacités. Si la douleur est cause de souffrance, elle est aussi source de gloire, de lumière et de toutes les vertus. Le monde doit reconnaître les disciples de Jésus à leur obéissance à tout ce qui est saint. Plus ils s’élèvent sur la voie de la perfection, plus leur capacité de jugement augmente. La descente, qui attire puisqu’elle apporte des satisfactions sensuelles, limite toujours plus la vertu et la sagesse. L’humilité est la seule descente autorisée. p. 158
    • Chapitre 520 : Judas de Kérioth est, comme personne, une école pour ses compagnons les apôtres et leurs successeurs, qui rencontreront de nombreux Judas au cours de leur ministère apostolique. Par ses défauts, il révèle l’homme tel qu’il est, tandis que Jésus montre l’homme tel qu’il devrait être. Les apôtres doivent essayer, avec la même patience que Jésus, de changer le premier pour le faire devenir comme le second. Ce qui est déterminant dans la conversion, c’est la volonté de l’homme, tout comme l’amour pour Dieu, et même davantage. Mais il importe de veiller avec une plus grande attention sur le frère faible spirituellement, et de lui témoigner un amour patient. p. 161
    • Chapitre 539 : Jésus instruit l’apôtre Jean, qui s’accuse de fautes inexistantes : sur les actions apparemment peccamineuses mais justifiées par un bon mouvement, pour autant qu’il ne s’agit pas d’actes de désobéissance ; sur les besoins naturels de la chair qui, une fois éprouvés, apprennent à pardonner les faiblesses des autres ; sur les tentations, qui sont méritoires, et sur les chutes, qui retirent mérite et grâce ; sur la différence entre les lois naturelles et les instincts déréglés ; sur la perfection, que l’on obtient par la pauvreté, la chasteté et l’obéissance ; sur l’amour absolu de ceux qui donnent leur vie ; sur les bonnes intentions qui peuvent ne pas être suivies. p. 163
    • Chapitre 555 : Pour remonter le moral de Pierre, qui se sent écrasé sous le poids de sa mission, Jésus lui prédit le mandat de recueillir les confidences des cœurs, avec le pouvoir de juger. Il lui illustre sept conditions qui devront lui servir de guide pour évaluer les péchés, et il lui recommande d’être pasteur, maître et médecin afin de soigner les âmes avec douceur et prudence. Il arrive que des personnes qui se considèrent comme pécheurs soient seulement martyrisées par des tentations ou troublées par quelque ignorance. Il faut toujours pardonner à celles qui se repentissent, même si elles retombent dans le péché. p. 169
    • Chapitre 565 : Jésus propose les abeilles en modèle aux ouvriers de Dieu : elles travaillent sans fatigue apparente, elles savent choisir ce qui est sain, elles se partagent les tâches sans envies ni jalousies, elles ne perdent pas leur temps en vols inutiles ou dangereux, elles ne tentent pas l’aventure, elles ne se rebellent pas. p. 172
    • Chapitre 594 : Jésus tire du figuier desséché un enseignement sur la mort d’une nation, d’une religion ou d’un individu quand la moelle vitale de la sainteté et de la spiritualité s’atrophie. A la sagesse du monde, il faut savoir opposer la sagesse de l’esprit, en toute vérité et sans prendre en considération les désavantages pour la vie pratique. On obtient tout par la puissance de la prière, mais il faut d’abord pardonner et donner la paix.  p. 173
    • Chapitre 596 : Le nouveau Temple, qui est l’Eglise, sera l’union de tous les hommes qui auront Dieu en eux, c’est-à-dire la Grâce, la Vie, la Lumière, la Charité. C’est Dieu qui l’édifie avec la bonne volonté des hommes, qui formeront ainsi un seul corps avec Jésus ; c’est ce dernier qui en est le Chef mystique, et Pierre le chef visible. La tête, siège de l’intelligence, communique avec les membres, qui lui transmettent réactions et sensations et reçoivent d’elle commandements et conseils, et ils les font agir pour le bien du corps entier. Sainte en sa tête, l’Eglise ne s’écroulera pas sous les coups de ses ennemis, grâce à la bonne volonté des membres qui la constituent. Appuyée sur les solides et parfaites fondations établies par la Tête-Jésus, édifiée par les bonnes pierres des esprits habités par Dieu, l’Eglise croîtra dans le temps. Mais malheur aux prêtres de ce nouveau Temple s’ils ne veillent pas sur la qualité du matériau employé, provoquant l’effritement puis l’écroulement de l’Edifice, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que la pierre angulaire de la fondation. Ils doivent savoir juger avec charité et intervenir avec fermeté, car mieux vaut avoir moins de pierres que beaucoup de poids inutiles tels que l’orgueil, l’avidité, la sensualité et bien d’autres péchés. p. 175
    • Chapitre 606 : Jésus enseigne que, la véritable évolution, c’est quand l’homme animal évolue vers l’homme spirituel. Plus l’esprit se développe, plus on connaît Dieu et plus on possède la Vie. Les vrais prêtres, qu’ils soient consacrés ou laïcs, sont ceux qui se laissent brûler par la charité. p. 181
    • Chapitre 629 : Jésus donne à ses prêtres le pouvoir d’absoudre des péchés afin que les hommes, relevés de leurs chutes, puissent toujours être sauvés dans son Sang. Pour exercer ce ministère de purification, il convient d’être pur. Pour accomplir dignement la consécration du Pain et du Vin, qui deviendront entre les mains du prêtre le Corps et le Sang du Christ, il faut prendre exemple sur la pureté inviolée de la Femme qui a accueilli en son sein le Verbe qui s’incarnait. La perfection et la pureté sont nécessaires pour administrer le pardon et l’Eucharistie. Au cours de l’histoire de l’Eglise, des maux terribles se sont succédé à des périodes de retour à la croix. Pour servir de soutien à beaucoup de pauvres enfants, Jésus propose des personnes à la charité agissante, mais sa plus grande douleur est de voir des prêtres devenir objet de scandale et de mort au lieu d’être levain qui soulève et source qui désaltère. Bienheureux les laïcs qui supplèent par leur amour et leur sacrifice aux carences des prêtres. Bienheureux, vraiment bienheureux les prêtres qui savent rester apôtres. p. 182
    • Chapitre 631 : Après avoir constaté les dommages pour la foi que leur défection durant la Passion a pu provoquer, les apôtres du Seigneur comprennent combien il est vrai que le peuple observe les fautes de ceux qui ont une place plus élevée, et qu’il les juge sévèrement. p. 188
    • Chapitre 634 : Jésus ressuscité instruit les apôtres et les disciples sur l’Eglise : nécessité d’une hiérarchie, danger d’un formalisme sans âme qui ferait mourir la religion comme force vitale du monde, unicité de l’Eglise dans la multiplicité des églises locales, disponibilité paternelle pour accueillir ceux qui s’en sont séparés, exigence de faire toujours prédominer l’amour, comme lui-même l’a fait à l’égard de Judas Iscariote. Jésus ne peut dissimuler la souffrance que lui causent les fautes de Judas ; il la ressentira toujours devant chaque prêtre coupable qui provoquera du scandale ou des dégâts. Il recommande à ses apôtres de veiller avec le plus grand soin sur les futurs prêtres et de les soutenir. Les apôtres pourraient faire tout ce que lui-même a fait, y compris des miracles, mais ils devront surtout exceller par la sainteté de leur vie. Le monde ne perdra pas la présence de Jésus, dont la seconde venue commence à partir de la Résurrection et culminera lors du Jugement final. Ses manifestations devront être accueillies avec humilité, sans jamais rien désirer d’extraordinaire, afin que cela ne provoque pas de déchéance spirituelle : tout don est une épreuve. p. 189
    • Chapitre 635 : Le sacrifice du Rédempteur a rendu la grâce aux justes morts avant lui ; il a ouvert la possibilité de la rendre, par les sacrements, à ceux qui vivront après lui et sont toujours enclins à pécher. C’est en partant de cette idée que Jésus ressuscité se met à instruire les apôtres sur les sacrements, en commençant par le baptême : celui-ci trouve son origine dans l’eau sortie de son côté comme signe de la consommation totale du Sacrifice qui lave de la faute originelle, mais il a été anticipé lors de la dernière Cène par le lavement des pieds aux apôtres, qui avaient besoin de purification avant de recevoir en nourriture et en boisson le Corps et le Sang du Seigneur. Il en vient ensuite à illustrer, un par un, les autres sacrements, leur nature, leurs effets, les conditions pour les administrer dignement et les faire recevoir efficacement. Il insiste en particulier sur l’importance du sacerdoce et prédit un avenir de prêtres corrompus, lorsque l’Evangile sera bien enseigné scientifiquement, mais mal spirituellement ; or seul l’Evangile sera source de vie et de salut. Enfin, en réponse aux questions de Pierre et d’autres apôtres, Jésus leur apprend la manière de se comporter avec les juifs et les païens, les proches et les lointains, puisqu’il est venu pour tous. L’Esprit Saint les conseillera et leur fera tout comprendre. p. 196
    • Chapitre 649 : A l’approche de de son bienheureux passage de la terre au Ciel, Marie confie à l’apôtre Jean sa joie spirituelle d’avoir tout accompli, jusqu’à avoir servi d’aide pour la formation sacerdotale des apôtres. A Jean, qualifié d’homme aimant par excellence, elle confie la tâche de rappeler à chacun des apôtres, dont elle dépeint les différences de caractère, la recommandation d’aimer et de s’aimer que Jésus leur avait faite. Elle fait l’éloge de l’amour, elle qui a toujours aimé dans la douleur, et elle affirme que les apôtres, en aimant, pourront continuer cette maternité spirituelle qu’elle a commencée au Calvaire pour donner le Seigneur à de nombreux enfants.  p. 217
    • Chapitre 652 : Faire aimer toujours plus la Mère de Jésus. Donner aux maîtres spirituels et aux directeurs d’âmes des indications sur les diverses méthodes à utiliser pour être sauveurs. Faire connaître le mystère de Judas, car ce mystère de la chute d’un esprit qui avait reçu des bienfaits extraordinaires se répètera souvent. Voilà trois des sept raisons pour lesquelles Jésus nous a donné l’Œuvre écrite par Maria Valtorta.  p. 221

    Des Les Cahiers de 1943, des Les Cahiers de 1944
et des Cahiers de 1945-1950[modifier | modifier le wikicode]

    • Le 14 juin 1943 : Trop rares sont les prêtres véritables comme l’étaient ceux des premiers temps. Il faut prier pour les derniers temps. p. 223
    • Le 15 juin 1943 : Les vierges qui se consacrent en toute pureté de sentiment et avec une vraie vocation sont trop peu nombreuses. Ce sont souvent des motivations terrestres qui poussent à entrer au couvent, où les tendances propres à l’être humain ne disparaissent pas. Les âmes victimes doivent beaucoup prier pour les épouses du Christ. p. 226
    • Le 5 juillet 1943 : Ordre et désordre dans le jardin de l’Eglise. Justice sera faite au retour du Christ. p. 229
    • Le 18 juillet 1943 : Savoir reconnaître le don de l’Œuvre. Moins de science et plus de charité chez les prêtres. p. 232
    • Le 23 juillet 1943 : Les étoiles bouleversées par la prédiction apocalyptique. L’Eglise dans les derniers temps. p. 233
    • Le 2 août 1943 : La science enracinée dans la terre nie les signes du Ciel. Eloge de la virginité de l’esprit et condamnation du rationalisme. p. 235
    • Le 5 août 1943 : On trouve des prophètes, des serviteurs et des saints parmi les humbles et les gens simples. Les serviteurs du Mal sont maudits. p. 237
    • Le 20 septembre 1943 : Le Maître se substitue aux maîtres corrompus par de petites hérésies individuelles, mais ce sont précisément les prêtres qui repoussent son aide. p. 238
    • Le 28 octobre 1943 : Le Pasteur se substitue aux pasteurs orgueilleux et durs de cœur, qui se paissent eux-mêmes au lieu de donner leur vie pour leurs brebis. Jésus privilégie les agneaux qui l’aiment. p. 241
    • Le 4 novembre 1943 : Les savants ne comprennent pas les rapports amoureux du Cantique des Cantiques, voilés par les fumées de la science humaine qui assombrissent la lumière de la pensée de Dieu.  p. 243
    • Le 13 novembre 1943 : Que la bouche et le cœur soient purs pour transmettre la parole de Dieu. On obtient la purification par la pénitence. Le scandale des corruptions contre les joyaux de la couronne sacerdotale. p. 244
    • Le 14 novembre 1943 : Le devoir des prêtres ne doit pas connaître les fatigues ni faire de différences. Les ruses de l’amour pour conquérir les âmes. L’Europe et le monde entier sont des terres de mission. Bienheureux les prêtres qui s’immolent. p. 248
    • Le 29 novembre 1943 : L’esprit du monde corrompt le cœur des prêtres et fait entrer l’abomination dans la maison de Dieu. p. 251
    • Le 2 décembre 1943 : L’attachement aux réalités terrestres fait perdre la joie surnaturelle et le bien-être naturel. Si c’est l’intérêt de Dieu qui prévaut, on accomplit de saintes œuvres. Les prêtres doivent revenir au Christ pour apporter la lumière dans les ténèbres.  p. 251
    • Le 3 décembre 1943 : Les prêtres ne doivent rien étudier d’autre que Jésus, Victime expiatrice, et c’est lui qu’il leur faut imiter.  p. 253
    • Le 9 décembre 1943 : Que le Pape fasse preuve de pitié envers les agneaux de son pâturage opprimés par les puissants, et qu’il élève la voix contre ces derniers pour rappeler, même au prix de sa vie, que la Loi de Dieu est immuable. Si la justice disparaît dans l’Eglise, nous aurons un pasteur-idole, qui engendrera l’Antéchrist. p. 254
    • Le 11 décembre 1943 : L’Eglise, qui est parfaite comme institution, ne l’est pas dans ses hommes quand ils font prévaloir les intérêts terrestres et servent le pouvoir politique. Aux maux provoqués dans le passé s’unira l’abomination dans le futur, signe précurseur des derniers temps. L’enseignement extrême que le Christ lui-même donnera par les signes de sa Passion marquera une période de paix qui préparera au Jugement dernier. p. 257
    • Le 17 décembre 1943 : Des prêtres martyrs et d’autres, corrompus, dans une vision de la Mère du Sacerdoce. p. 260
    • Le 27 janvier 1944 : Les fidèles reflètent la façon dont les prêtres les forment. Ceux-ci devraient être lumière qui illumine, miséricorde qui réconforte, feu qui purifie, amour qui attire. Mais au lieu d’être des pasteurs qui se sacrifient pour le troupeau, les prêtres cultivent les idoles de la jalousie, du pouvoir, de la richesse, de la politique, de la sensualité, des sectes. Dieu leur demandera raison pour les âmes qui meurent. p. 262
    • Le 18 mai 1944 : Les principaux moments de la vie de Jésus sont répétés à la messe. Il doit être vierge, le prêtre dont les mains, en consacrant les saintes Espèces, touchent le Corps du Seigneur. p. 268
    • Le 27 mai 1944 : Ce ne sont pas les charges ni les titres qui donnent le droit d’être choisi pour les dons de la Sagesse. p. 269
    • Le 29 mai 1944 : Dans le programme hebdomadaire de souffrance, trois jours doivent être consacrés au sacerdoce, afin que les consacrés soient pour les fidèles ce que sont pour la terre les éléments vitaux de la lumière, de l’eau et de l’air. Les âmes meurent de ne pas trouver les sources de vie chez les prêtres. Ceux-ci vont jusqu’à torturer les élus qui suppléent par leur sacrifice aux manques des prêtres. p. 270
    • Le 14 novembre 1944 : Les prêtres arides font plus souffrir que des coups de fouets. En particulier, ceux qui sont actuellement en formation sont idolâtres, impurs et athées. Ils ont perdu leur innocence spirituelle. p. 273
    • Le 27 décembre 1944 : En tant qu’Homme et Maître, Jésus adore sa propre nature divine dans l’Eucharistie, et il porte le plus grand respect au prêtre quand celui-ci est dans l’exercice de son ministère. p. 274
    • Le 18 août 1945 : Il ne faut pas empêcher un enfant illégitime de se consacrer à Dieu. La vocation sacerdotale ou religieuse n’est pas réservée aux membres d’une famille régulière, mais c’est toujours le signe de la paternité de Dieu, qui fait valoir ses propres droits même sur une personne méprisée pour avoir été conçue dans une union peccamineuse. Néanmoins, lorsque Jésus instruit une sœur qui veut sortir de sa congrégation pour fonder un institut destiné à l’accueil de telles vocations, il lui expose avec un réalisme cru la passion qui l’attend. p. 275
    • Le 18 décembre 1945 : L’écrivain doit beaucoup prier pour les prêtres, en particulier pour ceux qui, en cette fête de Noël, vont monter pour la première fois à l’autel, afin qu’ils naissent véritablement «au Christ, avec le Christ et pour le Christ.» p. 279
    • Le 19 décembre 1945 : Les petites voix que Jésus suscitent et qui pulluleront dans les derniers temps, sont comme de petites étoiles dont la lueur guide les hommes au cœur droit et auxquels manque la luminosité des plus grandes étoiles, autrement dit le clergé actif et convaincu de la foi qu’il prêche. p. 280
    • Le 1er avril 1946 : Amour et douleur de Marie, la Mère, pour les jeunes prêtres, qu’elle appelle «mes enfants». p. 281
    • Le 19 janvier 1947 : Même le Seigneur respecte la dignité du prêtre quand celui-ci parle au nom de Dieu. p. 281
    • Le 27 juillet 1947 : C’est la vérité que Jésus fut prêtre et victime au Calvaire. Mais c’est seulement mystiquement qu’il fut Prêtre de lui-même, car les vrais prêtres ont été les juifs et les païens qui l’ont immolé sur la croix : les premiers par haine, les seconds par obéissance aux ordres et aux lois. Il était venu pour eux, car ils étaient de grands malades. L’égoïsme a empêché les juifs d’en tirer quelque bénéfice, alors que les païens le purent, en raison de leur altruisme. Il faut prier pour que les païens d’aujourd’hui ait le même sort que ceux de cette époque, et pour que les prêtres actuels (pas seulement les consacrés, mais tous les baptisés) ne connaissent pas le sort des prêtres et des pharisiens d’alors. p. 281
    • Le 30 mars 1949 : Les fautes des prêtres – à commencer par Judas – sont un vrai déchirement pour Jésus, parce que c’est de la boue jetée sur le Chef de l’Epouse mystique ; elles provoquent des fautes infinies chez les laïcs et la ruine de certaines âmes ; enfin, ce sont des délits de la mauvaise volonté et d’un esprit rebelle. Comme Judas, ce sont les prêtres qui s’aiment eux-mêmes et sont attachés à l’argent et aux honneurs. p. 284
    • Du 13 au 15 mai 1949 : La Vierge se montre affligée par un prêtre qui souffre dans une prison de Hongrie, mais elle l’est plus encore pour ces prêtres donc l’unique source de tourment est leur mauvaise volonté.
 p. 285
    • De septembre à novembre 1950 : Ce qui se produit dans l’Eglise quand les pasteurs exigent que leurs agneaux fassent preuve de charité mais le nient pour eux-mêmes, quand on aime trop la vie matérielle, quand on laisse prospérer les hérésies et l’immoralité, quand on préfère croire aux faux prophètes qu’aux esprits de lumière, quand la science repousse la sagesse et, par là-même, détruit la foi simple des «petits» et remet en question les fondements de la Révélation. L’apostolat du prêtre ne doit pas se limiter à l’intérieur de l’église, parce qu’il y a beaucoup à faire en dehors. Tout endroit est un lieu de mission. Les élus ont eu le sel pour saler à leur tour, ils ont eu la lumière pour illuminer à leur tour : s’ils ne le font pas, c’est parce qu’ils n’ont pas d’ardeur et ne se consument pas. L’apostolat sacerdotal doit susciter l’apôtre laïc et le soutenir. Les péchés des pharisiens et des scribes d’autrefois se répètent aujourd’hui et portent une multitude de noms. L’Eglise connaît des périodes de descente quand ses membres deviennent des hommes plus rationnels que divinisés. Il vaut mieux que les personnes qui ont des vocations erronées – ce dont Judas de Kérioth est le prototype – se retirent. Le serviteur de Dieu doit être continuellement et inlassablement en action, à l’exemple du Maître. Celui qui sauve, ne serait-ce qu’une âme, sauve la sienne. p. 286

    Du Livre d’Azarias[modifier | modifier le wikicode]

    • 14ème leçon : Mettre l’Evangile en pratique ne s’effectue pas au niveau de l’aspect extérieur des fonctions, mais en devenant tout à tous, comme le faisaient les ministres du Seigneur dans l’Eglise primitive et au milieu des dangers de la persécution. Les prêtres d’aujourd’hui donnent de la valeur, non pas à leur sacrifice personnel, mais au respect humain. p. 299
    • 27ème leçon : La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux, disait Jésus à la vue des foules qui étaient comme des brebis sans berger. Il faut prier avec le même amour de compassion que lui, car le monde meurt par manque de prêtres qui soient de vrais ouvriers du Seigneur. p. 300

    Des Leçons sur l’Épître de saint Paul aux Romains[modifier | modifier le wikicode]

    • Leçon n° 10 : La vraie circoncision est celle du cœur. Les scandales dégoûtent les justes et font railler les indifférents. L’Eglise en subit des secousses dont les effets dépassent notre imagination. Il y a plus de foi chez les brebis du troupeau que chez la majorité des bergers. p. 302
    • Leçon n° 13 : Le catholique, le pratiquant et même le consacré ne peuvent comprendre l’appel de Dieu s’ils sont pris par l’orgueil de la raison et de l’esprit. Même s’ils le perçoivent, ils préfèrent ne pas l’entendre. p. 307
    • Leçon n° 19 : Le sacerdoce royal de tout chrétien réside à s’offrir en hostie après une préparation faite de volonté héroïque, de charité, de mortifications et de vertu, afin de pouvoir faire uniquement la volonté du Père. p. 308
    • Leçon n° 43 : Quand le Maître décrivait par des exemples et des paraboles les mérites des humbles et le manque de mérites de ceux qui s’exaltent, il parlait pour tous, mais il avait à l’esprit les figures opposées de Pierre et de Judas Iscariote. L’étude des caractères des apôtres est éclairante pour guider sur les voies de la Sagesse. Les pharisiens, les scribes et les prêtres étaient privés de lumière, car de la Sagesse ils ne connaissaient que la lettre mais pas l’esprit, et ils n’arrivaient pas à renoncer à eux-mêmes. p. 308
    • Leçon n° 48 : Dans l’Eglise, il y a des âmes fortes et des âmes faibles. Des enseignements et des conseils pour les guider avec charité et justice peuvent être tirés du livre du prophète Ezéchiel et des exemples évangéliques du Maître.  p. 310

    Des Carnets[modifier | modifier le wikicode]

    • Le 25 avril 1948 : Les ennemis sont tapis dans l’ombre. L’Antéchrist progresse dans les cœurs qui restent sans le Christ. Les membres de l’Eglise enseignante et militante doivent agir comme à l’époque des catacombes, sans attendre de demander au dernier moment une intervention miraculeuse, mais en allant partout prêcher l’Evangile et le témoigner par leur vie, pour éradiquer une doctrine fausse et nuisible. Ce ne sont pas les terres lointaines qui sont terres de mission, mais la nôtre. Il faut y combattre l’ignorance, qui est le mal véritable, et faire connaître l’Eglise non pas telle qu’elle est, mais comme le Christ l’a fondée. Il est nécessaire que l’Eglise se serve de moyens nouveaux dans le monde qui évolue, mais reste immuable en matière de dogme et de doctrine. Il faut prendre les plus saints et les disperser pour qu’ils instaurent le règne du Christ, en étant soutenus par la pénitence cachée des âmes victimes. Il faut aller, enseigner, aimer. p. 317
    • Les 25 et 26 mai 1948 : L’hostilité des prêtres face aux manifestations de Marie, qui accorde des miracles de vraies conversions durables, est ce qui peine le plus le Seigneur et sa Mère. Jésus demande à être accueilli dans les cœurs pour y trouver le repos. p. 325
    • Le 28 mai 1953 : Prier pour les prêtres, afin qu’ils redeviennent héroïques et ardents comme ceux des premiers temps. p. 326

    Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

    1. Dictée de Jésus à Maria Valtorta, Les Carnets, le 25 avril 1948
    2. Enseignements de Jésus sur l'Église et les consacrés, pp. 25-29.
    3. Redemptoris Missio, § 33-34.
    4. Evangelii Nuntiandi, § 75-76.
    5. Idem, § 41.
    6. Lumen Gentium, § 12 et chapitres 30 à 38.
    7. Apostolicam Actuositatem, décret sur l'apostolat des laïcs.
    8. Evangelii Gaudium, § 120.