Parabole des ouvriers de la vigne

    De Wiki Maria Valtorta
    La Parabole des ouvriers de la vigne [ouvriers de la onzième heure] (Matthieu 20,1-16), interprétée par ChatGPT

    La parabole des ouvriers de la vigne, parfois appelée ouvriers de la onzième heure (Matthieu 20,1-16), est l'une des plus complexes selon la tradition patristique et médiévale et l’une des plus commentées et discutées. Elle comporte en effet des éléments surprenants et provocateurs qui interrogent principalement sur sa cohérence interne, son symbolisme, son message théologique (générosité divine vs justice humaine) et son contexte historique.

    Pour Maria Valtorta, cette parabole est prononcée en terre phénicienne lors d'un périple préparatoire à l'annonce que devront bientôt faire les apôtres en terres païennes. Car, conformément à l'exégèse patristique, c'est bien de l'accueil des païens dans le plan du salut qu'il s'agit dans cette parabole. Ce que le récit de Matthieu affirme, est expliqué dans Maria Valtorta qui prolonge l'argument d'autorité jusqu'à la démonstration de souveraineté.

    Le questionnement de l'exégèse[modifier | modifier le wikicode]

    Cette parabole a été dite dans un contexte historique précis pour délivrer un enseignement à son auditoire. Même si elle s'adresse à notre époque, il convient de l'examiner avec la compréhension qu'en eurent les apôtres qui la consignèrent.

    • La parabole de Matthieu suit immédiatement la rencontre avec le jeune homme riche[1] et la promesse de récompense pour ceux qui quittent tout pour suivre Jésus[2]. Les exégètes s’interrogent sur le lien entre ces passages. Le seul lien apparent est la phrase: "Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers" (affirmation relative) qui devient à la fin de la parabole: "C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers" (affirmation absolue).
    • Le maître de la vigne paie tous les ouvriers de la même façon, mais tous n'ont pas travaillé similairement : douze heures pour les uns, une seule pour les autres. Cette question centrale divise les interprètes : s’agit-il de montrer que Dieu dépasse la justice humaine par sa générosité, ou de souligner que le salut est un don gratuit, indépendant des mérites ? Pourtant Jésus avait dit précédemment, dans Matthieu[3], qu'il rendra à chacun selon sa conduite, ce que semble confirmer la parabole des brebis et des boucs[4]
    • Le maître sort toutes les trois heures pour embaucher des ouvriers supplémentaires. Ne pouvait-il pas les embaucher dès la première heure ? Il ne précise pas le salaire, sauf aux premiers: un denier, soit le tarif usuel d'une journée de salarié. Il reste même énigmatique avec certains : "je vous donnerai ce qui est juste[5]". Cette ambiguïté n'est-elle pas la cause du mécontentement des ouvriers de la première heure qui, découvrant un salaire uniforme, se sentent dévalorisés ?

    Dans Maria Valtorta[modifier | modifier le wikicode]

    Jésus est à Alexandroscène, une cité du sud Liban actuel qui abrita le camp d’Alexandre le grand pendant le très long siège de la ville phénicienne de Tyr. Sa position stratégique a transformé la cité en garnison romaine. C’est jour de marché sous un pâle soleil de janvier après la pluie des jours précédents. Il n’est accompagné que de huit apôtres mal à l’aise dans cette terre païenne. Sa réputation l’a précédé et un murmure accompagne son arrivée : "Il y a aussi, au milieu du murmure, les ricanements et les épithètes peu flatteuses pour les hébreux, et aussi le désir honnête d'entendre ce "Prophète", ce "Rabbi", ce "Saint", ce "Messie" d'Israël, auquel ils donnent ces noms lorsqu'ils en parlent, selon leur degré de foi et de rectitude de leurs âmes[6]." On le sollicite pour des miracles qui s’accomplissent. Les romains d’occupation l’observent plutôt favorablement pour son attitude non subversive[7].

    Dieu appartient à tous les hommes[modifier | modifier le wikicode]

    Jonas, un mendiant "bancal qui se traîne avec les mains plutôt qu'avec les jambes" interpelle bruyamment Jésus: "Saint ! Saint ! Messie ! Rabbi ! Pitié !" Mais on le rejette: il n’est pas hébreu. Ce qu’entendant, Jésus va à sa rencontre et interpelle la foule: "Dieu appartient à tous les hommes qui le cherchent et sont miséricordieux." Ce sera le thème de ce qui va suivre[8], notamment de la parabole. Jonas est guéri et cela fait grand bruit. On annonce que Jésus va parler dans la cour de ses hôtes. L’auditoire accoure auquel se mêlent des soldats de la garnison, moitié par devoir, moitié par curiosité[9].

    Jésus clame alors la grande nouvelle qu’il est venu annoncer: le règne universel de Dieu sur les âmes: "Enfants d'un unique Créateur, écoutez […] Le Temps de la Grâce est venu pour tous, non seulement pour Israël, mais pour le monde entier." C’est un écho direct à la promesse d’Isaïe: "Je ferai de toi la lumière des nations, pour que mon salut atteigne les extrémités de la terre[10]."

    Le cadre n'est pas neutre: Alexandroscène est hors du cœur d’Israël, aux confins du monde biblique, avec un auditoire mêlé : Hébreux, prosélytes, païens, phéniciens, gentils. Le lieu incarne donc spatialement ce que le discours qui suit va proclamer théologiquement: l'unité du genre humain devant Dieu.

    Le règne universel de Dieu[modifier | modifier le wikicode]

    Rejet des fausses valeurs[modifier | modifier le wikicode]

    Jésus renverse les valeurs humaines dominantes: la puissance, la richesse et les charges honorifiques. Il se présente comme un Sauveur désintéressé, venu non pour conquérir ou dominer, mais pour libérer les âmes. "La puissance, la richesse [...] sont autant de chaînes pour retenir prisonnier votre esprit[11]." L’idolâtrie des biens matériels et des honneurs éloignent l’homme de Dieu. La véritable misère n’est pas matérielle mais spirituelle. Sa mission est donc spirituelle, non pas politique ou économique.

    La loi morale universelle[modifier | modifier le wikicode]

    Jésus affirme que la connaissance du Bien est accessible à tous, sous tous les cieux et dans toute religion (elles reconnaissent la survie de l’âme et un jugement selon la conduite). Il existe, dans tous les cœurs droits, une loi morale innée[12]: "Le Bien existe à Rome comme à Athènes, en Gaule comme en Afrique[11]."

    Mais l’homme a perdu de vue la fin ultime de sa vie et se laisse absorber par le transitoire. Il est coupable s’il ignore, oublie ou rejette délibérément cette loi morale. Jésus distingue cependant trois degrés de culpabilité :

    1. Celui qui ignore (culpabilité atténuée),
    2. Celui qui oublie (culpabilité réelle),
    3. Celui qui refuse volontairement de voir (culpabilité aggravée).

    La conversion tardive reste possible mais la responsabilité morale demeure dans tous les cas.

    La miséricorde divine et la conversion[modifier | modifier le wikicode]

    Même une vie mal orientée peut être redressée. La bonté infinie de Dieu pardonne et raccourcit le chemin du retour pour ceux qui se convertissent: "Dieu ne vous fait pas parcourir à rebours le chemin déjà fait[13]." La conversion n’exige pas de "recommencer à zéro", mais de changer de direction avec sincérité.

    Dès que l’âme dit: "Je veux appartenir à la Vérité[13]", Dieu lui accorde la Sagesse surnaturelle, comme si cette âme avait toujours marché sur le bon chemin: l’ignorant reçoit la sagesse, le tard venu devient l’égal de l’ancien. C’est la logique du denier égal et préfigure la parabole des ouvriers de la onzième heure : il n’est jamais trop tard pour répondre à l’appel de Dieu.

    La Sagesse surnaturelle[modifier | modifier le wikicode]

    La Sagesse, telle que définie ici, n’est pas intellectuelle mais existentielle. Elle se définit dans les deux dimensions de la Croix: vouloir et aimer Dieu (dimension verticale), aimer le prochain (dimension horizontale) sans distinction de race, de religion ou de statut social: "Dans notre prochain, il n’y a pas seulement ceux de notre sang ou de notre race, mais tous les hommes[14]."

    La Sagesse implique une rupture avec le péché et une orientation vers le Royaume de Dieu: rejet de la chair, du monde et de Satan.

    Portée théologique du discours[modifier | modifier le wikicode]

    Ce discours pose deux notions fondamentales:

    1. Universalisme: le salut est offert à tous les peuples, sans exclusive. Cela anticipe la mission des apôtres après la Pentecôte: "Dieu ne fait pas de différence entre les hommes[15]".
    2. Primauté de la grâce: la conversion est un don de Dieu, non un mérite humain. La Sagesse est un cadeau versé par Dieu dans le cœur qui se tourne vers Lui.

    Il annonce aussi explicitement ce que la parabole illustrera narrativement: les "derniers" (païens, pécheurs repentis) peuvent recevoir la même récompense que les "premiers" (juifs, justes de toujours). Il proclame que le salut est universel, immédiat dès la conversion, et non proportionnel au passé ; la parabole des ouvriers viendra en donner l’image concrète, déjà justifiée théologiquement par ce discours préalable. Cependant la volonté de Jésus ne désamorcera pas les réticences à une telle annonce du Royaume universel: les réactions scandalisées prévaudront.

    La parabole des ouvriers de la vigne[modifier | modifier le wikicode]

    Quand Jésus, après un long développement, étend l'universalité du salut à "tous les hommes riches ou pauvres, sages ou ignorants, hébreux, prosélytes, phéniciens, grecs, romains...[13]" les réactions sont houleuses. Mais Jésus insiste: "Écoutez une parabole[16]".

    Lumière des nations[modifier | modifier le wikicode]

    La parabole rapportée par Maria Valtorta suit la trame de celle rapportée par Matthieu en ajoutant des précisions qui vont dans le sens d'une pédagogie de la parabole, ce qui est l'intention de Jésus qui se déclare ici "Lumière des nations[17]".

    L'embauche[modifier | modifier le wikicode]

    À tierce (9h du matin), il précise: "Allez à ma vigne, et je vous donnerai ce que j'ai promis aux autres[16]", mais il constate rapidement que leur nombre ne suffira pas, il continue donc son embauche.

    À sexte et à none (12h et 15h), il est tout aussi clair: "Voulez-vous travailler dans mon domaine? Je donne un denier par jour à mes travailleurs[16]".

    À la onzième heure (17h), il accompagne son embauche d'un reproche: "Que faites-vous, ainsi oisifs ? N'avez-vous pas honte de rester à rien faire pendant tout le jour ?" puis il leur précise: "Allez et vous aurez le salaire des autres". Jésus commente la motivation: "Il parla ainsi, car c'était un bon maître et il avait pitié de l'avilissement de son prochain[16]."

    Il n'y a donc aucune ambiguïté: le travail à la vigne est uniformément rétribué indépendamment de la durée. La motivation du maître est l'exécution de la tâche mais aussi la compassion envers ceux qui cherchaient à travailler sans avoir été embauchés. Mais le maître, dans la rétribution, va introduire une notion d'intensité du travail: les premiers nonchalants abattent autant de travail que les derniers qui, reconnaissants, mettent les bouchées doubles. C'est là l'équité du résultat que le maître opposera aux récriminations.

    La rétribution[modifier | modifier le wikicode]

    L'inversion dans l'ordre de la rétribution est expliquée par le maître: "Appelle les travailleurs, et paie leur leur salaire selon ce que j'ai fixé, en commençant par les derniers qui sont les plus besogneux, n'ayant pas eu pendant la journée la nourriture que les autres ont eue une ou plusieurs fois et qui, même par reconnaissance pour ma pitié, ont travaillé plus que tous. Je les ai observés : renvoie lès, pour qu'ils aillent au repos qu'ils ont bien mérité et pour jouir, avec les leurs, du fruit de leur travail[16]". C'est donc la motivation de l'intensité du travail et de la compassion qui prévalent.

    Les premiers embauchés sont servis en dernier. Ils récriminent: "ce n'est pas juste". Le maître ne leur répond pas seulement par l'argument d'autorité ("n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?") mais par une explication de la souveraineté de la décision. Cette intention bienveillante est soulignée, dans Matthieu comme dans Maria Valtorta, par l'expression "mon ami". Le maître rappelle en quoi il a favorisé les premiers embauchés pourtant nonchalants: niveau de rémunération, bienveillance, repas gratuits.

    L'épilogue[modifier | modifier le wikicode]

    Jésus chassé d'Alexandroscène après la parabole des ouvriers de la vigne (EMV 329.13), interprété par ChatGPT
    Contrairement à l'usage des paraboles, l'enseignement a été donné longuement avant car Jésus n'aurait pas pu le développer après sa comparaison: il va être interrompu dans sa conclusion:
    "O vous tous qui m'écoutez, je vous dis en vérité que Dieu le Père propose à tous les hommes les mêmes conditions et promet un même salaire [...] En vérité je vous dis que ce ne sont pas toujours les premiers qui seront les premiers dans le Royaume des Cieux, et que là-haut on verra de ceux qui étaient les derniers, devenir les premiers et d'autres qui étaient les premiers être les derniers. Là on verra beaucoup d'hommes, qui n'appartiennent pas à Israël, plus saints que beaucoup d'Israël. Je suis venu appeler tout le monde, au nom de Dieu. Mais si les appelés sont nombreux, peu nombreux sont les choisis, car peu nombreux sont ceux qui veulent la Sagesse [...] Ne faites pas aux autres ce que vous ne vous ne voudriez pas qu'il vous soit fait, et alors...[18]"
    C'en est trop: une partie de l'auditoire se fait menaçante: "Les gens, divisés en deux partis, en viennent aux mains pour défendre ou attaquer le Nazaréen. Insultes, louanges, malédictions, bénédictions[18]." La patrouille romaine intervient et dégage la cour de l'entrepôt et la place du marché attenante. Le centurion surgit et fait expulser Jésus qui part, suivi des huit apôtres dépités de l'accueil reçu.

    L'apport du récit de Maria Valtorta[modifier | modifier le wikicode]

    La parabole des ouvriers de la vigne (Matthieu 20,1-16) se révèle, à travers l’exégèse patristique[19] et le récit de Maria Valtorta, comme une première annonce contextualisée de l’universalité du salut[20]. Jésus y proclame, en terre phénicienne, que Dieu est la Lumière des nations et que son règne s’étend à tous les hommes, sans distinction d’origine ou de statut. Ce message, radical pour son époque, pose les fondements d’une théologie de l’inclusion et de la miséricorde divine, tout en annonçant les résistances futures à cette vision.

    1. Une rupture avec l’exclusivisme religieux[modifier | modifier le wikicode]

    Jésus, en choisissant de raconter cette parabole hors des frontières d’Israël, à Alexandroscène, souligne symboliquement l’ouverture du salut aux païens. Le cadre même du récit — une cité cosmopolite, sous occupation romaine, peuplée de Juifs, de prosélytes et de Gentils — illustre la portée universelle de son enseignement. En guérissant un mendiant non-juif et en affirmant que Dieu appartient à tous les hommes qui le cherchent, il brise les barrières ethniques et religieuses. Cette universalité, déjà pressentie dans les prophéties d’Isaïe (« Je ferai de toi la lumière des nations »), devient ici une réalité concrète : le salut n’est plus réservé à Israël, mais offert à toute l’humanité.

    2. La générosité divine face à la logique humaine[modifier | modifier le wikicode]

    La parabole interroge la notion de justice : le maître paie tous les ouvriers d’un même denier, qu’ils aient travaillé une heure ou douze. Ce geste, perçu comme injuste par les premiers embauchés, révèle en réalité la logique de la grâce : le salut est un don, non un dû. Maria Valtorta précise que cette égalité de traitement s’accompagne d’une exigence d’intensité dans l’engagement — les derniers, reconnaissants, redoublent d’ardeur, tandis que les premiers, nonchalants, se contentent du minimum. Ainsi, la rétribution n’est pas proportionnelle au temps, mais à la sincérité de la réponse à l’appel divin.

    3. La conversion comme chemin de salut[modifier | modifier le wikicode]

    Jésus insiste sur la possibilité d’une conversion tardive, où l’important n’est pas la durée, mais la qualité de la réponse. La parabole devient une métaphore de l’accueil des païens et des pécheurs repentis, qui, par leur foi, peuvent précéder dans le Royaume ceux qui se croyaient assurés de leur place. Cette idée, scandaleuse pour les Juifs de l’époque, préfigure les tensions de l’Église primitive entre judéo-chrétiens et païens convertis.

    4. Un message prophétique et controversé[modifier | modifier le wikicode]

    L’accueil hostile réservé à Jésus après son discours (« les gens en viennent aux mains ») annonce les combats futurs pour faire accepter cette vision. La parabole, loin d’être une simple leçon de morale, est une déclaration programmatique : le Royaume de Dieu est ouvert à tous, mais cette ouverture suscitera des résistances, comme en témoignent les réactions violentes de l’auditoire. Elle révèle aussi la souveraineté divine — Dieu agit selon sa miséricorde, non selon nos critères humains.

    5. L’apport de Maria Valtorta : une pédagogie de l’universalité[modifier | modifier le wikicode]

    Le récit de Valtorta enrichit la parabole en explicitant son contexte et ses implications :

    • L’universalité du salut est affirmée comme un fait accompli, non une promesse lointaine.
    • La miséricorde prime sur le mérite : la conversion efface les différences de passé.
    • L’unité du genre humain devant Dieu est proclamée comme fondement du Royaume.

    En conclusion, cette parabole est bien plus qu’un enseignement sur la générosité : c’est l’acte de naissance d’une Église universelle, où les "derniers" (païens, marginaux) deviennent les "premiers". Elle invite à une lecture du salut qui dépasse les frontières, tout en rappelant que l’adhésion à ce projet exige une conversion du cœur.

    Cet épisode trouve un prolongement dans la rencontre avec la mère cananéenne (syro phénicienne) qui interviendra trois jours plus tard.

    Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

    1. Matthieu 19,16-22.
    2. Matthieu 19,27-30.
    3. Matthieu 16,27.
    4. Matthieu 25,31-46.
    5. Matthieu 20,4.
    6. EMV 329.2.
    7. EMV 329.3.
    8. EMV 329.4.
    9. EMV 239.6.
    10. Isaïe 49,6.
    11. 11,0 et 11,1 EMV 329.8.
    12. Cf. Romains 2,14–15.
    13. 13,0 13,1 et 13,2 EMV 329.9.
    14. EMV 329.9 | cf. Matthieu 22,37–39: "Aime Dieu et ton prochain".
    15. Actes 10,34–35.
    16. 16,0 16,1 16,2 16,3 et 16,4 EMV 329.11.
    17. Cette caractérisation est employée ici en référence à la constitution dogmatique sur l'Eglise (Lumen gentium, 21 novembre 1964) qui part du dessein universel de salut du Père, inauguré par la mission du Fils, et continué par la sanctification par l’Esprit Saint.
    18. 18,0 et 18,1 EMV 329.12.
    19. L'exégèse patristique désigne l'interprétation des Saintes Écritures par les Pères de l'Église (IIe-VIIIe siècles). Les Pères de l'Église, après les Apôtres, ont contribué à la formation du canon et à la Tradition interprétative, assistés par le même Esprit qui a inspiré les auteurs du Nouveau Testament.
    20. L'universalité du salut, ouverte à tous les hommes par la volonté de Dieu et la rédemption universelle accomplie par le Christ, est annoncée de manière explicite dans plusieurs passages du Nouveau Testament: 2 Corinthiens 5,14-21 | Romains 10,12-13 | Romains 11,32 | 1 Timothée 2,4 | 1 Timothée 1,15-16 | Jean 3,16-17 | 1 Jean 2,2 | Jean 12,32 et Actes 4,12.