Liberté, libre-arbitre
Voir des contraires : Esclaves, opprimés, prisonniers.
La liberté est une caractéristique des êtes spirituels, qui peuvent choisir de poser des actes bons ou des actes mauvais. Le choix libre est récompensé par Dieu s'il est bon, et puni s'il est mauvais.
Dans "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
- Comment l’homme se libère de l’emprise de la chair (du monde) EMV 80
- Si Dieu pourvoyait à tout, Il commettrait un vol envers ses amis. Il les priverait du pouvoir d'être miséricordieux et d'obéir par conséquent au commandement de l'amour. EMV 89
- Le Maître et la liberté de ses élèves EMV 92
- L'homme est un être libre. Je suis venu le libérer de plus en plus, du péché en ce qui concerne l'esprit et des chaînes d'une religion déviée. EMV 96
- Tout est spontané en Moi et autour de Moi. EMV 102
- L'homme possède le libre arbitre, ce qui signifie que sur la liberté humaine de la pensée et du sentiment Satan ne peut exercer sa violence. Dieu ne le fait pas non plus. EMV 243
- L'homme ne sait pas être parfait et il use mal des dons de Dieu qui a donné à l'homme la liberté d'agir, en lui commandant pourtant les choses bonnes, en lui conseillant les parfaites pour que l'homme ne puisse pas dire : "Je ne savais pas". EMV 381
- Les deux pièces de monnaie données à tous les fils avant leur envoi dans le monde, ce sont le temps et la libre volonté que Dieu donne à tout homme pour qu'il en use comme il croit bon après avoir été instruit et formé par la Loi et les exemples des justes. EMV 425
- Dieu est Père, Il nous aime et Il pleure si nous sommes mauvais, mais Il ne nous force pas à obéir. Pourtant celui qui est mauvais sera châtié un jour par des supplices horribles... EMV 427
- En effet la liberté de se conduire, laissée par Dieu à l'homme son enfant, c'est comme un serviteur capable donné par Dieu à l'homme, son enfant, pour l'aider à rendre fertile la vigne, c'est-à-dire l'âme. EMV 428
- Dieu ne fait que rarement violence à la liberté humaine. EMV 473
- L'homme spirituel est le véritable surhomme parce qu'il n'est pas esclave des sens, alors que l'homme matériel est une non-valeur, par rapport à la vraie dignité de l'homme, car il a trop d'appétits qui lui sont communs avec la brute et il lui est même inférieur tout en la surpassant, en faisant de l'instinct naturel à l'animal un vice dégradant EMV 517
- Satan aide pour finir d'asservir. Dieu le laisse faire, car de cette lutte entre le Haut et le Bas, entre le Bien et le Mal, émerge la valeur de la créature. La valeur et la volonté. Il le laissera toujours faire, même après que je me serai élevé. Mais alors Satan aura contre lui un ennemi bien grand et l'homme aura une amie bien puissante. - Qui ? Qui ? - La Grâce. EMV 529
- Dieu a accordé aux créatures le libre arbitre, pour que par lui la créature se perfectionne dans les vertus et se rende ainsi plus semblable à Dieu son Père". Et je te dis encore, ô moqueur et astucieux chercheur de péché dans mes paroles, que du Mal, qui s'est volontairement formé, Dieu tire encore une bonne fin : celle de servir à rendre les hommes possesseurs d'une gloire méritée. EMV 537
- Oh ! en vérité je vous dis que celui qui fera bon usage de son intelligence et de son libre arbitre et qui invoquera le Seigneur pour voir la vérité des choses, ne sera pas ruiné par la tentation, car le Père des Cieux l'aidera à faire le bien en dépit de toutes les embûches du monde et de Satan. EMV 569
Dans les autres ouvrages de Maria Valtorta
Dans les Cahiers
- "Le libre arbitre de personne, pas même du Christ, n’a été contraint à céder ou non aux tentations. Tentation repoussée, mérite acquis. C’est pour cette raison que Dieu a laissé à l’homme sa splendide liberté de volonté, pour qu’il parvienne, grâce à elle et par son mérite personnel, à une gloire méritée". 18 février 1947
Dans d'autres sources
Simone Weil (1909 – 1943)
La fonction propre de l'intelligence exige une liberté totale, impliquant le droit de tout nier, et aucune domination. Partout où elle usurpe un commandement, il y a un excès d'individualisme. Partout où elle est mal à l'aise, il y a une collectivité oppressive, ou plusieurs.
L'Église et l'État doivent la punir, chacun à sa manière propre, quand elle conseille des actes qu'ils désapprouvent. Quand elle reste dans le domaine de la spéculation purement, théorique, ils ont encore le devoir, le cas échéant, de mettre, le public en garde, par tous les moyens efficaces, contre le danger d'une influence pratique de certaines spéculations dans la conduite de la vie. Mais quelles que soient ces spéculations théoriques, L'Église et l'État n'ont le droit ni de chercher à les étouffer, ni d'infliger à leurs auteurs aucun dommage matériel ou moral. Notamment on ne doit pas les priver des sacrements s'ils les désirent. Car quoi qu'ils aient dit, quand même ils auraient publiquement nié l'existence de Dieu, ils n'ont peut-être commis aucun péché. En pareil cas, l'Église doit déclarer qu'ils sont dans l'erreur, mais non pas exiger d'eux quoi que ce soit qui ressemble à un désaveu de ce qu'ils ont dit, ni les priver du Pain de vie.
Une collectivité est gardienne du dogme; et le dogme est un objet de contemplation pour l'amour, la foi et l'intelligence, trois facultés strictement individuelles. D'où un malaise de l'individu dans le christianisme, presque depuis l'origine, et notamment un malaise de l'intelligence. On ne peut le nier.
"L'attente de Dieu" – éditions La Colombe/Livre de poche – Paris 1963 - p. 56-57