Saint-Office, deuxième avis du Père Augustin Bea, (17/10/1952)
Cet avis du Père Augustin Bea, un jésuite, est remis à la demande expresse du Saint-Office dans la suite de la pétition au Saint-Père qu'avait déposée, quelques mois auparavant, Mgr Alfonso Carinci et huit autres "personnalités illustres" dont le Père Bea lui-même. Cet avis est fondé sur un examen partiel de l'œuvre, sur "l’abondante documentation existante au Saint-Office concernant les antécédents" et sur l'avis du Père Alberto Vaccari. Si celui-ci émettait une opinion, le Père Augustin Bea dépose une recommandation: celle de laisser les choses en l'état (in decisis). Ce qu'il rappelle en conclusion:
- "On ne peut pas publier l’œuvre telle quelle à cause des difficultés[1] théologiques et exégétiques qui ont été exposées."
- "Une correction de l’œuvre ne semble pas non plus possible".
- On pourrait publier les meilleurs morceaux "mais cette concession semble inopportune compte tenu du zèle intempestif et imprudent des partisans de l’œuvre".
- "Les Servites de Marie[2], qui se sont intéressés jusqu’à présent à l’œuvre, devraient recevoir un grave avertissement, assorti de l’interdiction de toute insistance ultérieure en sa faveur, qu’elle soit publique ou privée".
Contexte et postérité[modifier | modifier le wikicode]
Le Père Bea avait pu être frappé, dans son premier rapport, par les connaissances exégétiques dont Maria Valtorta faisait preuve. Il n'en faisait pas une œuvre inspirée, mais un bon livre de vulgarisation dont il recommandait la publication sans tous les descriptifs qu'il contenait[3]. Dans cette nouvelle étude, pris de trop de doutes, il tranche pour le délaissement intégral de l'œuvre.
Ce document est référencé dans deux dossiers : le dossier primitif de 1945 et celui de 1958, constitué après la mort de Pie XII en vue de la mise à l'Index.
Cela explique que l'article de l'Osservatore romano de 1960 commentant la mise à l'Index ne s'appuie que sur un motif canonique disciplinaire mais non doctrinal. Les "difficultés" ne sont pas des "erreurs" et l'œuvre de Maria Valtorta sera classée dans les vies de Jésus mal romancées.
Traduction française[modifier | modifier le wikicode]
La traduction française annotée et documentée, est accessible sur le document joint.
Commentaires des principaux points soulevés[modifier | modifier le wikicode]
Maria Valtorta[modifier | modifier le wikicode]
En toute rigueur, le Père Bea s'attache d'abord à examiner la vie connue de Maria Valtorta (encore vivante à cette époque). Il s'attache à chercher les racines d'une culture qui, selon sa thèse, expliquerait l'origine naturelle, maladroite mais surprenante, de l'œuvre.
À cette fin il postule que son inspiration est due à la religiosité dont elle faisait preuve pendant sa scolarité, complétée par la lecture de vies de Jésus populaires de son époque.
Ses connaissances géographiques pertinentes proviendraient de ses lectures de romans historiques à succès comme Fabiola, Quo Vadis ou Ben Hur.
Ses connaissances médicales seraient issues de son engagement comme infirmière samaritaine pendant la première guerre mondiale.
Il prend la précaution de dire qu'il "faudrait évidemment une étude beaucoup plus approfondie pour constater avec certitude les éventuelles dépendances envers les livres lus." En effet, on constate une disproportion entre les connaissances dont le récit de Maria Valtorta fait preuve avec l'origine très restreinte de leur source : un pieuse élève ne suffit pas à expliquer son inspiration que le Père Bea reconnaît[4]. Les connaissances remarquables dont elle fait preuve, et leur nombre, débordent largement les descriptifs des romans historiques. De même la formation aux soins de première urgence n'explique pas les connaissances médicales que le Professeur Nicola Pende attribue à des praticiens expérimentés.
Selon le Père Bea, ses lectures et ses dispositions, comme l'état physique de Maria Valtorta, suffiraient, selon lui, pour que ses écrits "aient une origine naturelle, sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’hystérie ou à des influences démoniaques, qui, d’ailleurs, semblent exclues par le contenu même de l’œuvre, dans laquelle l’autrice, en règle générale, reste fidèle à la doctrine de l’Église."
Il écarte donc la maladie mentale et l'influence satanique, mais il s'interdit aussi l'origine inspirée de l'œuvre incompatible avec les "difficultés" de toutes sortes qu'il pense détecter.
Son œuvre[modifier | modifier le wikicode]
Sans le savoir le Père Bea attribue à l'œuvre de Maria Valtorta les critères d'authenticité d'une révélation privée que, plus d'une demi-siècle plus tard, Benoît XVI codifiera[5], et encore plus précisément les critères pastoraux tels qu'édictés dans les nouvelles normes procédurales de 2024[6]. Les passages significatifs sont en italique (à notre initiative).L’œuvre de Maria Valtorta manifeste une profonde religiosité, un véritable amour du Christ, de la Vierge Marie et de l’Église. On y trouve des pages véritablement édifiantes et émouvantes, comme on en rencontre rarement dans les Vies de Jésus modernes ou dans les livres de méditation. Ces qualités religieuses, jointes à une grande capacité à exposer les sujets de manière littéraire, vivante, intéressante, voire parfois fascinante, expliquent la forte impression que l’œuvre a produite, surtout sur des laïcs de profonde religiosité, ainsi que le désir de la voir publiée, exprimé par nombre d’entre eux et sans cesse répété.Il prophétise ce que deviendra l'œuvre de Maria Valtorta et les fruits spirituels dont le lectorat témoigne[7].
Mais s'il s'oppose en définitive à la publication de l'œuvre, c'est en raison de "certaines difficultés assez graves" qu'il pense avoir identifier.
Un Christ qu'il juge trop humain[modifier | modifier le wikicode]
Pour le Père Bea, "la plus grande objection que l’on peut et que l’on doit faire à cette œuvre, à mon humble avis, est le fait que la figure de Notre-Seigneur y est abaissée et immergée dans les affaires de la vie quotidienne des hommes d’une manière inacceptable." Certes, il reconnaît que "Notre Seigneur a éprouvé toutes nos infirmités hormis le péché" (Hébreux 4,15), mais il se demande "s’il est convenable de le présenter ainsi aujourd’hui aux hommes, avec un risque évident de diminuer la révérence due à l’Homme-Dieu." À l'appui de ce jugement, il cite une brutalité de Judas Iscariote et non de Jésus.
C'est dans cette humanité que la Rédemption s'est accomplie. L'humanité de Jésus n'est pas une simple apparence, mais une réalité pleine et entière, avec toutes ses propriétés, à l'exception du péché : "Ayez en vous les mêmes sentiments que le Christ Jésus : bien qu'il fût dans la condition de Dieu, il n'a pas retenu avidement son égalité avec Dieu ; mais il s'est anéanti lui-même, en prenant la condition d'esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui.[8]"
C'est ce Christ historique d'il y a deux mille ans que décrit Maria Valtorta: Jésus tel que l'on rencontré les apôtres, tel que l'on vu les foules et le Sanhédrin. "Fils de Dieu", mais aussi "Fils de l'homme".
En 2024, le Pape François a souligné l'importance de rencontrer un Christ vivant : un "Jésus-Christ fait chair, fait homme, fait histoire." Il recommande de ne jamais perdre de vue "la 'chair' de Jésus-Christ, cette chair faite de passions, d'émotions, de sentiments, d'histoires concrètes, de mains qui touchent et guérissent, de regards qui libèrent et encouragent, d'hospitalité, de pardon, d'indignation, de courage, d'intrépidité : en un mot, d'amour[9]". C'est cette réalité historique, que présente l'œuvre de Maria Valtorta, que le Pape François encourage[10]. Elle ne conduit pas à l'irrévérence, mais à l'amour de l'Homme-Dieu, ce que reconnaît le même Père Bea.
Il ne fut pas le seul à critiquer cette approche immersive de Jésus. Mgr Marcel Lefebvre a exprimé, de la même façon, ses réserves sur la représentation de Jésus par Maria Valtorta lors d'une retraite en septembre 1986[11].
Cela révèle la tension existante à l'époque entre un enseignement dogmatique centré sur les définitions conciliaires (vision hiératique et transcendante) et une théologie émergente[12], que Maria Valtorta devance, dans laquelle l'humanité n’est pas un simple "déguisement" de la divinité, mais le lieu où Dieu se révèle.
Une présentation bavarde[modifier | modifier le wikicode]
Le Père Bea estime que "Les discours du Seigneur rapportés dans cette œuvre (par exemple, le Sermon sur la Montagne, les paraboles) ne sont plus les paroles claires, lumineuses et profondes de l’Évangile, mais ils sont d’une verbosité qui recouvre le discours évangélique et le dilue".
Cette réflexion ne prend pas en compte l'exégèse qui s'interroge sur beaucoup de paraboles et émet des hypothèses, parfois divergentes, sur leur sens. Il en est ainsi, par exemple, de la Parabole des Ouvriers de la onzième heure (Matthieu 20,1-16), la Parabole de l’Intendant malhonnête (Luc 16,1-13), la Parabole des talents (Matthieu 25,14-30 ; Luc 19,11-27), l’ivraie et le bon grain (Matthieu 13,24-30), etc. Autant de paraboles qui interrogent l'exégèse et que le récit de Maria Valrorta rend "claires, lumineuses et profondes" en les exposant dans le développement de leur trois parties[13] et en les contextualisant.
Des périples extra évangéliques[modifier | modifier le wikicode]
Constatant que l'œuvre de Maria Valtorta rapporte des périples de Jésus en terre "étrangère", le Père Bea s'interroge : "On ne voit donc pas comment l’activité de Jésus parmi ces peuples peut s’accorder avec sa parole : "Je ne suis envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu 15,24)". Selon St Thomas d’Aquin, reprenant St Jean Chrysostome et St Augustin, la phrase de Matthieu 15,24 désigne une priorité d’annonce à Israël, mais non une exclusivité. Jésus, dans l'Évangile, entreprend des voyages hors de la Judée, de la Samarie et de la Galilée:
- en Phénicie (Tyr et Sidon) (Matthieu 15,21),
- en Décapole (Marc 7,31),
- en Transjordanie (Jean 10,40-42)
- en Gaulanitide (Césarée de Philippe) (Matthieu 16,13 | Marc 8,27)
Maria Valtorta rajoute un périple en Philistie (Ascalon) et en Idumée (Petra) qui ne sont en rien étranges. Mais il ne va pas à Damas comme le prétend le Père Bea.
Il critique un retour de Jésus à Nazareth dont il fut chassé (Luc 4,16-30), mais Matthieu évoque un retour dans cette synagogue en Matthieu 13,53-58.
Un vocabulaire inadapté[modifier | modifier le wikicode]
Le Père Bea pointe la violation du "secret messianique" selon lequel Jésus interdisait qu'on le désigne comme Messie. C'était une exégèse en vogue à l’époque du Père Bea, à la suite des travaux du théologien allemand, Willian Wrede (1859-1906). Ce concept est principalement exposé dans l’évangile de Marc. Ceux de Matthieu et de Luc, qui reprennent souvent les mêmes récits que Marc (synoptiques), sont plus nuancés. Quant à L'évangile de Jean, il se distingue tout au contraire, par une proclamation ouverte et symbolique de la messianité de Jésus. Il a été répondu à cela dans le commentaire du rapport Vaccari.: Dieu le Père Lui-même le proclame publiquement, dès le Baptême de Jésus: “Tu es mon Fils bien-aimé” (Matthieu 3,17 | Marc 1,11 | Luc 3,22).
Le P. Augustin Bea pointe aussi le recours du Jésus de Maria Valtorta au vocabulaire théologique contemporain[14]. Ceci a été justifié par ailleurs. Cette pédagogie s'avère particulièrement pertinente envers un public spécialiste "sceptique". Ainsi le Père Augustin Bea classe parmi "Les erreurs et inexactitudes doctrinales", l'expression "Dieu engendre seulement un autre Lui-même[15]". Il s'interroge : "(donc un autre Dieu ?)". Il n'identifie pas qu'il s'agit d'une affirmation déjà présente dans les Psaumes[16] et qui sera reprise dans le Symbole de Nicée (Credo): "...il est Dieu, né de Dieu, [...] vrai Dieu, né du vrai Dieu. Engendré, non pas créé, consubstantiel au Père*. L'appel aux vocabulaire théologique contemporain s'avère donc opportun autant pour des publics spécialiste ou non.
Des personnages contestables autour de Jésus[modifier | modifier le wikicode]
Le Père Bea pointe le descriptif de Judas Iscariote, "un homme brutal, maltraitant même sa propre mère, voluptueux, escroc, menteur, espion des membres du Sanhédrin, "Satan incarné", et il se demande "comment le Seigneur a pu appeler à l’apostolat un tel homme". Dans l’œuvre de Maria Valtorta, Judas n’est pas appelé par Jésus. C’est une décision de Judas. Contrairement aux autres apôtres, Jésus qui savait "qui le trahirait" (Jean 13,11), lui impose un long temps de réflexion. Celui-ci réitérant son vœu de suivre Jésus, il est intégré au groupe sans aucune exclusive. Les Évangiles en dressent le portrait.
"Jésus s’occupe des femmes de manière excessive, sans la réserve qu’on observe dans les Évangiles . Un grand nombre d’entre elles le suivent". Elles ne sont en effet qu’évoquées dans l'Évangile. Elles sont "nombreuses" selon Matthieu 27,55-56 et "beaucoup" qui accompagnent Jésus selon Luc 8,1-3. Maria Valtorta les rend explicites, notamment celles qui sont citées dans les Évangiles: Suzanne, Jeanne de Chouza, Marthe, Marie Madeleine, Marie de Cléophas, Marie Salomé, ... ou dans la Tradition comme Véronique.
Le Père Bea conclut que "l’activité en faveur du peuple, si mise en avant par les Évangélistes, devient ici presque secondaire". Ceci est une interprétation toute personnelle issue sans doute de sa lecture incomplète de l'œuvre.
Un cadre géographique et historique inadapté[modifier | modifier le wikicode]
C'est le point qui, de prime abord, avait frappé le plus le Père Bea dans son attestation du 23 janvier 1952. Il renouvelle cet étonnement tout en cherchant une explication à sa thèse d'une œuvre purement humaine (et maladroite): "Ici se présente un phénomène qui laisse très perplexe. En examinant les différents volumes, on doit constater que les indications géographiques et topographiques sont, en général, exactes. Et il ne s’agit pas seulement de quelques noms, mais de centaines de villes, villages, fleuves, vallées et montagnes. Peu de non-spécialistes, même parmi les prêtres et les théologiens, pourraient rivaliser avec l’autrice sur ce point."
Il reprend son hypothèse d'un recours à des "guides" spécialisés, sans l'affirmer. Il note que "l’autrice suit une topographie qui a été en partie corrigée par les recherches des dernières décennies, mais qui se trouve encore dans les "Guides" et les livres géographiques écrits il y a cinquante ans."
Il suffit de se reporter aux notes de commentaires pour se rendre compte que l'argumentaire est faible. Ainsi parler de montagne là où il y a une colline, n'est pas une erreur: l'Évangile le fait en parlant du "Sermon sur la montagne". Et surtout l'obsolescence des données géographiques se retourne contre le Père Bea au profit de Maria Valtorta. Les fouilles et les recherches qui suivirent les années 50 invalident beaucoup d'hypothèses qu'il oppose à Maria Valtorta et confirment les connaissances de Maria Valtorta en ce domaine.
En toute honnêteté, le Père Bea conclut d'ailleurs : "Reste cependant le problème, pour moi simplement insoluble, de savoir d’où l’autrice tient cette abondance de connaissances géographiques, topographiques, historiques et archéologiques dont regorge cette étrange œuvre".
En 1970, dix-huit après le rapport du Père Augustin Bea, le Bienheureux Gabriel Allegra notait déjà la masse de travail qu'il avait fallu pour que des érudits établissent une carte incertaine alors que "quatre fois sur cinq au moins, les études récentes donnent raison aux identifications supposées dans l’Œuvre de Maria Valtorta, et je pense que ce nombre grandirait si des spécialistes voulaient étudier la question à fond[17]."
En 1986, le P. François Dreyfus (1918-1999) de l'Institut biblique de Jérusalem, avouait à l'éditeur avoir été impressionné "de trouver dans l’œuvre de Maria Valtorta le nom d’au moins six ou sept villes qui n’apparaissent ni dans l’Ancien ni dans le nouveau Testaments. Ces noms ne sont connus que par quelques rares spécialistes et grâce à des sources non bibliques".
Erreurs et inexactitudes doctrinales[modifier | modifier le wikicode]
Dans ce domaine, qui ne l'avait pas frappé dans sa première attestation, il se montre influencé par le rapport de son confrère Alberto Vaccari. Il retient cinq "erreurs et inexactitudes doctrinales".
- deux d'entre elles sont des contresens: Jésus aurait demandé à sa Mère de prier pour Lui (cf. note de commentaire 54); la Vierge Marie n'aurait pas su que Jésus était le Rédempteur (cf. note de commentaire 57).
- deux sont des bévues: Jésus aurait fait une équivalence entre son incarnation et celle de Satan en Judas (cf. note de commentaire 53); Jésus aurait évoqué plusieurs Dieux alors que c'est la formulation que l'on retrouvera dans le symbole de Nicée (cf. note de commentaire 56).
- une notion théologique qu'il critique mais que reprendra plus tard Jean-Paul II dans Salvici doloris (cf. note en commentaire 55).
Avec honnêteté, le Père Augustin Bea note que "finalement" les erreurs et les inexactitudes doctrinales sont moins fréquentes "qu'on le suppose". Cela ne l'empêche pas de conclure que "ces défauts sont une autre preuve que cette œuvre, telle qu’elle se présente, ne peut avoir une origine surnaturelle".
Aucune de ces "erreurs" doctrinales ne sera reprise dans l'Osservatore romano du 6 janvier1960.
Conclusion[modifier | modifier le wikicode]
Au vu de tous ces éléments, le Père Bea recommande de laisser en l'état (in decisis) le dossier immodifiable qui ne peut être publier en l'état. En conséquence, il est demandé aux Servites de Marie de cesser tout prosélytisme en sa faveur.
Notes et références[modifier | modifier le wikicode]
- ↑ Les difficultés et non les erreurs.
- ↑ Les PP. Migliorini, Berti, Cecchin, Roschini.
- ↑ Attestation du 23 janvier 1952.
- ↑ L'Osservatore romano du 6 janvier 1960 constatant "un si grand étalage de connaissances théologiques", les attribuera à une écriture en sous-main des Servites de Marie.
- ↑ BENOÎT XVI, Verbum Domini, § 14 deuxième partie.
- ↑ Nouvelles "Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés" du 17 mai 2024.
- ↑ Lire à ce propos les témoignages des lecteurs de l'œuvre de Maria Valtorta.
- ↑ Philippiens 2,5-7.
- ↑ PAPE FRANÇOIS, Lettre sur le rôle de la littérature dans la formation, 17 juillet 2024, Jamais de Christ sans chair, § 14 et 15.
- ↑ Lettre du 24 février 2024 à don Ernesto Zucchini, président de la Fondation Maria Valtorta de Viareggio.
- ↑ "Nous avons avantage à (…) ne pas nous attarder trop aux faits divers de la vie de Notre Seigneur. C’est en cela peut-être que ces vies qui ont été faites de Notre Seigneur, (…) ces livres qui se présentent comme des révélations de la vie de Notre Seigneur, à mon sens, peuvent être un danger, parce que justement elles représentent Notre Seigneur d’une manière trop concrète, trop dans les détails de sa vie. Je pense bien sûr à Maria Valtorta. Et peut-être pour certains cette lecture peut faire du bien, elle peut approcher de Notre Seigneur, essayer de se figurer ce que pouvait être la vie des apôtres avec Notre Seigneur, la vie à Nazareth, la vie dans les visites que faisait Notre Seigneur dans les cités d’Israël. Mais il y a un danger, un grand danger : trop humaniser, trop concrétiser et pas suffisamment montrer le visage de Dieu, dans cette vie de Notre Seigneur. C’est là un danger. Je ne sais pas s’il faut tellement recommander à des personnes qui ne sont pas averties la lecture de livres comme cela. Je ne suis pas certain que cela les élève tellement et leur fasse connaître vraiment Notre Seigneur tel qu’il était, tel qu’il est, tel que nous devons le connaître, le croire."
- ↑ Par exemple : Gaudium et Spes § 22 : "Le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d’homme, il a pensé avec une intelligence d’homme, agi avec une volonté d’homme, aimé avec un cœur d’homme. Né de la Vierge Marie, il est vraiment devenu l’un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché."
- ↑ Annonce du thème, parabole, enseignements.
- ↑ Jésus-Christ n’est pas seulement le “thème” de la théologie, il en est le principe source, parce qu’il est la Révélation en plénitude et la source vivante de l’Évangile transmis à l’Église. Par définition, les propos de Jésus sont ceux d’un "théologien".
- ↑ EMV 487.6. Il est difficile, quand on lit tout le développement que fait Jésus, dans tout ce passage, sur la nature du Messie d'y trouver des "erreurs ou inexactitudes doctrinales".
- ↑ Psaume 2,7-8.
- ↑ Analyse de l'œuvre de Maria Valtorta par Gabriele M. Allegra - Détails saisissants